Bienvenue sur l’île de la Lune et de l’ylang-ylang

Margouille me demande: « Qui es-tu? »

- « Appelles-moi Mick, pour les amis c’est suffisant. Le théorème de complétude de Gödel ne sera pas exposé ici, quoique… toujours penser que tout est relatif à soi, aux autres et que chaque pensée en invente une infinité d’autres. Mais passons nous verrons cela plus tard. Un coucou à mon maître yogin, Yann, je joins les mains en son honneur et envers toutes et tous. Aohmmmmmmmm…!

- »J’imprime pas là?« 

Rencontre avec Margouille

Rencontre avec Margouille

- « C’est normal on n’imprime pas tout et puis il n’y aurait jamais assez d’arbres pour cela; de plus ce serait une folie mais bon ce ne serait pas la première de la part des humains, toutefois une vie sans folie douce serait triste non? Allez la suite, Gaston j’ai des fourmis dans les mains.« 

Interloqué et éberlué, le petit carnassier verdâtre s’encanaille : « eh, mais c’est pas suffisant tout ça tu m’expliqueras hein, et d’abord que fais-tu chez moi? »

- »Ecoutes cher ami, certes j’emprunte ta maison quelques temps sur ton île aux parfums mais rassures-toi je te laisserai manger tous les moustiques que tu voudras et je prendrai soin de toi. Je suis là pour quelques temps avec ma famille et avec moi tu raconteras nos aventures si tu le souhaites?« 

Le petit reptile fait un bond, reste statique un moment puis il me répond de sa petite voix: « D’accord, je veux bien que tu restes chez moi et que tu sois mon ami, je t’aiderai aussi à découvrir cette île appelée île aux parfums, île au lagon ou île de la lune selon les époques. Je sais qu’aujourd’hui, vous autres wassoungous vous l’appelez MA-YO-TH mais ce n’est pas mon affaire mon île s’appellera toujours monshémoyh parce que mes ancêtres y sont depuis la nuit des temps et que c’est ici mon univers, je ne connais rien d’autre. »

Sur ce, j’acquiesce avec soulagement:

- « Super, merci à toi. La découverte peut commencer et je t’aiderai à regarder plus loin que ton horizon si bleu et splendide qu’il soit. A tout de suite…et bonne lecture à nos ami(e)s. En avant les gars les filles c’est la fête à la vanille…« 

Petite terre, le récif de Mtsanga Papani

Petite terre, le récif de Mtsanga Papani

Avril 2009:  Ce blog me demande beaucoup de temps, ne sois pas surpris si les articles sont moins fréquents. Je ne mettrais plus mes meilleures photos noir et blanc afin de les préserver pour autre chose, quant aux peintures elles auront bientôt un site qui leur sera consacré qui sera une vitrine de mon activité.

Continueront ici les articles sur le quotidien à Mayotte même si je ne peux m’y consacrer chaque jour.

Le but n’est pas non plus de faire du journalisme à Mayotte ni de me substituer à la maison du tourisme…si parfois je présente des faits ou situations peu enviables sur l’île c’est aussi pour casser cette image d’île enchantée ou tout est parfait dans le vert-bleu-émeraude lagon. Comme partout il y a avantages et inconvénients, je pense que les avantages les lecteurs se les imaginent très bien quant aux inconvénients c’est parfois plus subtil c’est ainsi pour cela que j’en parle.

Un avantage est aussi un inconvénient selon le point de vue et ce que l’on recherche et inversement…

Tiens par exemple cette semaine j’ai vu les tomates en supermarché doubler de prix ainsi que nombres d’autres légumes un peu nases après le voyage jusqu’à l’étal. Ca calme les envies de soupes…heureusement il y a les étals des bouenis au bord des routes qui offrent des tarifs plus abordables.

Ensuite une précision: je déteste le super-chaud humide! Tout comme les étés me sont insupportables dans l’Hérault pour cause de rayonnement excessif, ici c’est l’humidité qui rend la température insupportable, certains disent qu’on s’habitue mais ce n’est pas vrai, on supporte c’est tout car on n’a pas le choix, c’est ainsi.

Si tu veux te rendre compte de l’ambiance il faut s’imaginer entrer dans une serre à 30 ou 34°C selon les jours où dès les premiers pas, lorsqu’on mange ou lors de tout autre activité différente du sommeil on transpire à grosses gouttes: agréable ? Pas vraiment! Or la sensation de bien-être des êtres biologiques que nous sommes est d’abord celle des conditions écologiques (donc climatiques) et dans ce cas six mois par an le bien-être il faut oublier ce que c’est car même dans le lagon l’eau est souvent trop chaude d’octobre à avril. Mais pour des vacances de deux semaines c’est sûr que ça plaît!

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Mayotte est attachante de part l’ impression sereine qu’elle dégage, celle d’une France d’ il y a 40 ans ou plus sous certains aspects, une France tranquille, moins carrée et régulée que celle qu’on connaît sur le continent, où l’herbe coure le long des routes, où les arbres tombent sur les routes quant il pleut, où les plages sont sans digues, où on ne fait pas des procès pour un rien, où les coupures de courant ne sont pas rares, où nombre de personnes sont chaleureuses et simples (mais pas toutes enfin bon je ne vais pas développer mais y’a des blancs ici qui sont vraiment irrespectueux au possible mais sans doute le remarqué-je beaucoup plus qu’ailleurs car on s’attend tellement à ce qu’on vive en un lieu amical que les cons nous sautent aux yeux; en effet je ne crois pas qu’en métropole il y ait plus de cons en densité qu’ici ou bien l’inverse, il y a des lieux où on les distingue mieux ou bien où on s’en souvient plus longtemps…et si la bêtise est humaine il existe d’autres qualités que nous pauvres amas de cellules associées nous ferions bien de développer un peu plus, telles celles des sages chefs Cherrokees ou celles des Dogons du Mali ) .

Mayotte quand on y est, il faut se débrouiller…comme sur toute île.

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Mayotte me donne envie de fuir à cause de son atmosphère surchauffée six mois par an. L’insécurité augmente fortement et tend à se rapprocher de certaines grandes villes de métropole en certains lieux seulement car globalement, à part les risques en balade quand on est du sexe féminin, les risques à la personne sont faibles et certainement beaucoup moins pires que dans bien des villes françaises.

A cause des légumes si peu variés, à cause des inondations, des chèvres  ou des chiens crevés en plein « centre ville », à cause de la piètre qualité des denrées, à cause de moult maladies nouvelles qu’on peut attraper si facilement certains n’y verraient qu’un milieu hostile mais l’Ile de la Lune offre de belles qualités contemplatives.

Roussette en soirée

Roussette en soirée

De beaux poissons au lagon parmi tortues, dauphins et baleines, de beaux paysages verdoyants mais des bactéries à la noix, le palu, la lèpre, des staphylo, annélides et champignons heureux… On lit mayotte comme dans un livre de taoïsme: Yin et Yang…se mélangent.

Alors chacun fait son choix, certains y sont heureux car tout va bien d’autres vivent un calvaire (vols incessants, violences, maladies) similairement on peut trouver des lieux sympathiques en métropole tout comme on y trouvera des lieux peu alléchants; l’île est petite, cependant habiter à Dzaoudzi sera différent d’habiter à Mamoudzou, Boueni, Kani-Kéli ou Bandraboua, les sensations et l’ambiance ne seront ainsi pas les mêmes.

Le nord et l’ouest de l’île est plus pluvieux mais aussi plus nuageux ce qui est plus agréable à mon goût puisque la puissance solaire est atténuée.

Vivre en maison de briques est différent de vivre sous des tôles ou dans la forêt, manger à la française est différent de manger manioc, riz et zébu parfois.

Vivre en pays musulman est différent de vivre en pays post-catholique. Vivre en voyant régulièrement famille et amis est différent de vivre en reconstruisant un pôle social, tout cela est évident.

Vivre avec un bateau est très différent de vivre sans bateau à Mayotte…ceux qui n’ont pas de bateau rêvent à tout ce qu’ils pourraient découvrir tout autour de l’île avec un ptit navire et ceux qui en ont un râlent de le voir encore en réparation…

A chaque lieux ses attributs, à chaque lieux ses spécificités, à chaque lieux ses découvertes.

Certains recherchent comme cadre rêvé de vie le soleil du sud, d’autres l’ambiance colorée des ports bretons, d’autres encore la frénésie de la vie parisienne, d’autres l’isolement du Larzac ou bien les plages brûlantes des tropiques…

Alors comme chacun a sa vie, chacun a sa vision, ses espérances, ses désirs et exigences et si tu rêves de soleil et de chaleur quand il neige à Rennes ou à Clermont tant mieux ça prouve que tu es bien vivant et que tu as de l’espoir en l’avenir . Si tu ne rêves pas..tant mieux aussi car ça prouve que tu es bien où tu es  …que tu n’en as rien à faire et que tu prends la vie comme elle vient.

Mayotte est attachante et donne envie d’y rester (pour contrecarrer dans cet article les côtés négatifs exposés) pour ses bons côtés cependant,  j’aurais bien aimé connaître Mayotte 15 ans plus tôt…quand elle était si tranquille et encore baignée de toutes ses qualités.

un déba

un déba

Les chants des femmes mahoraises lors de ces fêtes amicales entre villages ou lors des mariages (debas)  sont parmi les plus beaux moments que l’on puisse passer sur l’île (avec aussi les câlins des makis et la plongée sous-marine) c’est  à voir et à entendre sans limitations!

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Visite présidentielle à Mayotte: discours et pirouette, basta.

A voir comment un président de la République organise et exerce son activité, et là je ne parle pas d’un personnage en particulier mais je pense que cela s’adresse à la plupart d’entre eux, une évidence m’est apparue.

Un président est un gosse qui joue avec son jouet: l’Etat, les médias, l’international.

Ce lundi 18 janvier Fabienne a pu constater que, en dépit de la comparaison surfaite par les journalistes, Salcrocs n’est pas Chirac (il est pire en tout) et que contrairement à son prédécesseur la chaleur humaine n’est pas son crédo, mais cela est-il étonnant?

Pas pour moi en tout cas.

En visite au site d’aquaculture de Longoni dont il subventionnera l’activité à hauteur de 5 millions d’Euros (d’après son discours et mes souvenirs du jour) pour espérer passer d’une production de 200 tonnes à 1000 tonnes de poissons par an, le président de 52% des votants exprimés et de 35% de satisfaits était en train de se liquéfier, mi homme-mi gélatine, rougissant et s’affaiblissant peu à peu. A sa décharge et malgré le fait que la journée était relativement fraîche pour la saison (ciel voilé), passer du rude hiver parisien au climat tropical humide mahorais en quelques heures ne doit pas être une partie de plaisir surtout en costard cravate si raffiné soit-il.

Les lions en cage...?

La vie mahoraise a été paralysée ce jour pour que le centre de Mamoudzou se remplisse de milliers de mahorais tous enthousiastes à  la verve du président. Entre tee-shirts dédiés et cris fanatiques globalement la population était en liesse hormis les observateurs présents parce que bon sur un ilot on est solidaire ou au moins curieux de ce qu’il s’y passe.

Ainsi j’y étais en observateur et curieux, des gendarmes étaient disséminés un peu partout aux endroits stratégiques (devant le centre des impôts par exemple).

Les militants aux premiers rangs devant leur gourou

Foule en liesse pour un président qui offre la départementalisation, dixit, mais s’il eût été communiste, d’extrême-droite ou bien adepte de l’Eglise du saint Sulpice de Marie Madeleine de Pompadour de la Tronchitude nul doute que la population eût offert le même accueil chaleureux du moment que le département leur eut été donné en cadeau, avec le RMI/RSA, les allocations vieillesse, les minimas sociaux et autres joies françaises.

Bon passons.

Donc beaucoup de cris et de drapeaux lorsque il est arrivé.

Où donc?

Là! Formidable quelle vue! Grossisement 24X

Ben nous on a rien vu en fait  tellement c’était loin et observer les réactions du public était mon but donc je n’ai pas pleuré de n’avoir pas vu le gourou.

J’ai constaté avec dépit que la réaction la plus exaltée l’a été lors de l’annonce que Mayotte disposera dans l’année de 10 chaînes de télévision TNT; 10 chaînes, rien que pour ça je crois que le oui au référendum l’aurait emporté le 29 mars dernier!

Par contre quand il a été rappelé que la France allait intensifier la répression sur les clandestins, là il y a eu moins de fête car bon nombre d’habitants présents doivent être concernés de près ou de juste moins près. Sans doute certains devaient s’attendre à une facilité pour obtenir la nationalité mais non ce n’était pas à l’ordre du jour.

Le silence a pesé ensuite au cours du discours sauf sur les premiers rangs (UMP) lorsque « Salcrocs » a rappelé que devenir département imposait aussi de respecter la République et ses lois (il a raison) et lorsque il s’est énervé à propos des émeutes de décembre dernier. Là, les gens ne souriaient plus et le reste du discours a vu les badauds commencer à partir ou à ne plus applaudir du tout.

Quelques points très positifs du discours, à part des annonces où il y aura plus d’argent pour tous (?): l’annonce d’une université mahoraise en 2011 pour former à bac plus deux…sachant que les formations reconnues à présent au niveau du premier cycle sont à bac plus trois.

Des terrains de l’Etat seront offerts pour la construction de logements sociaux, c’est bien à priori mais ne va-t-on pas construire les nouvelles banlieues mahoraises à l’image des quartiers populaires de Saint-Denis-de-la-Réunion? Si ces logements sont à petite échelle et bien répartis sur l’île c’est une bonne chose sinon ce sera pire que tout.

Le discours sur la situation mahoraise était lucide et il était juste de préciser que les mahoaris se plaignent de l’immigration comorienne alors que ce sont eux-mêmes qui profitent du système en employant de manière non déclarées la main-d’oeuvre très bon marché des « comoriens clandestins ».

Bonne analyse de la situation dans ce discours (merci le conseiller du président) mais les solutions semblent comme d’habitude quelques rustines dorées sur une baudruche percées de toutes parts, des coups d’éclats en somme nécessaires mais point suffisants pour résoudre les problème de fond à long terme.  L’assainissement des eaux usés va être pris en charge rapidement c’est bien et il était temps mais ce ne sera point suffisant pour sauver le lagon de son envasement. Rien sur la politique agricole de l’île et la gestion de la forêt pourtant complémentaire à la création hier d’un parc marin à Mayotte.

On va mieux former les mahorais sur place, plus décoles, plus de etc. c’est bien mais le travail disponible sur l’île sera toujours aussi faible et les jeunes partiront encore travailler ailleurs ou seront au RSA…

La piste de l’aéroport sera agrandi comme j’en avais parlé ici et la raison est bien le transport plus rapide des matières sensibles (poissons en exportation en rapport avec l’aquaculture) et la facilitation de l’arrivée des touristes en gros porteurs directement de la métropole sans passer par la Réunion…au lieu de laisser les thoniers espagnols piller l’Océan indien il serait plus judicieux pour Mayotte de former des pêcheurs, des marins et de valoriser la pêche locale comme en pays breton, la transformation et valorisation des produits de la mer amèneraient du travail.

Cette idée est-elle bien fondée? Je ne suis pas apte à le dire mais c’est une idée.

Valoriser les fruits des baobabs, valoriser l’exploitation du bambou, créer un pôle centralisateur (festivals, centre de formation, lieu de production et de représentation) de tout l’Océan Indien en matière d’art (danse, théatre, arts plastiques, BD, musique, production cinématographiques…) amèneraient sensiblement des emplois…cela pourrait poser Mayotte pour sa singularité créatrice et assurer positivement ses relations avec tous les territoires alentours: Seychelles, Madagascar, Comores, Réunion, Maurice, Afrique continentale, Inde, Moyen Orient.

Bon c’est une idée certes ambitieuse et peut-être pas viable financièrement en l’état…mais je pense que le potentiel créateur est présent et c’est une chose qui manque à toute la région de l’océan indien. Il y a certainement quelque chose à innover dans ce secteur. Mais aussi dans bien d’autres…

Comment se fait-il que les écoles primaires privés ne trouvent pas d’instituteurs locaux? Où sont les étudiants mahorais diplomés? En métropole sans doute!

La plupart de ces instituteurs en écoles  privées sont des wazoungous, pourtant les annonces d’emplois sont ouvertes à tous, qu’on ne dise pas que les profs prennent la place des mahorais…c’est un mystère cette affaire là pour moi.

Le haut débit va arriver par un câblage sous-marin  pour fin 2011 là aussi c’est positif car l’île en a besoin.

Pendant ce temps-là les chalutiers industriels espagnols continueront le pillage des eaux territoriales jusqu’à plus soif.

Bref la population mahoraise est pour Salcrocs parce qu’on lui a dit que Salcrocs c’est bien car il fait des choses,ça c’est vrai parce que les précédents il attendaient que ça passe dans leur canapé doré (la nature de ces choses sera sans commentaire) pour Mayotte mais au-delà de Mayotte/sécu/RMI/SMIC/Télé/chasso-clandos je ne suis pas sûr que tout le monde ait bien compris ce que département va signifier pour eux: impôts locaux, impôts fonciers, règles d’urbanisme, permis de construire, codes et lois mieux respectés, TVA, …sans compter le reste.

Les gorilles et autres personnalités de cour, costumes sombres et lunettes noires avec des têtes à faire peur Dracula lui-même, dispersés autour de la bête ou dans la foule faisaient leurs offices et services  avec parfois une arrogance toute suffisante comme le maître de maison du reste.

Juste avant la fin du discours je me suis positionné pas loin de la barge sur une position stratégique mais il était trop loin pour que je puisse lui dire sans crier ce que je pense de lui, un tête-à-tête eût été préférable :

« Monsieur le président je dois vous dire à quel point vos actions depuis votre élection m’ont été très pénibles et me comblent de mépris en votre séance. »

(Je reste poli et correct, de plus le superlatif Président lui donnera le sentiment de supériorité qu’il recherche constamment)

S’il me traite de gros con comme il sait si bien le faire il aura tout faux, s’il me renvoie la pareille et bien je n’aurais qu’à le remercier de cet honneur.

«Je reçois vos bénédictions comme du pain rassis cher monsieur, mes lapins s’en chargeront. »

Comme à la télé lorsque je le vois je suis très énervé au sens plutôt de dépité, abasourdi, tout autant lors de ses discours à la radio, c’est bien pourquoi je le fuis dans tous les médias et je préfère lire les comptes-rendus de son action plutôt que ses discours qui m’interloquent par leur démagogie et la dissimulation de leurs contradictions au cours de pirouettes lyriques.

la valise...

Une photo ci-dessus permettant de voir le jeu d’acteur (car il est clair qu’ il n’en a rien a cirer des mahorais c’est uniquement publicitaire ce déplacement) plus le personnage derrière avec la valise noire, en toute rigueur ce doit être la valise dans laquelle les codes nucléaires sont transportés (au cas où ) et qui suivent le Président français comme son ombre.

On voit Alain Bougrain Duboug (LPO) sur la droite de l’image plus très jeune à présent et à Mayotte je ne sais pourquoi, …signature de la création du parc marin? Si quelqu’un peut m’éclairer.

En haut à droite en marron, le photographe célèbre sur l’île pour ses ouvrages, cartes postales et calendriers: Bruno de Villeneuve.

La journaliste en rouge ne fait pas du journalisme mais fait office de grouppie.

J’ai vraiment hésité, mais vu le nombre de partisans et en tant que mzoungou, afficher tout seul une pancarte visant mon point de vue, sachant l’atavisme anti-blanc toujours facilement émergent, ne m’était pas garant de la meilleure sécurité malgré les gendarmes tous les 100m. Avec les enfants de plus ce n’était pas plus sérieux. D’autres moyens qu’une pancarte débile semblent plus appropriés pour dénoncer une politique. Discourir ici en est un mais bon c’est pas mon but et je n’ai pas l’intention de m’en donner les moyens. D’autres voies seraient à explorer à la méthode de Dali peut-être?

Au fait 900 personnes se déplacent en voyage avec le gourou…mais certaines sont restées/allées seulement à La Réunion, ça fait bien trois airbus tout ça! bah il faut bien 200 journalistes et 300 gardes-du-corps non? On blaguait de la suite de Kadhafi il y a peu…

Trichromie: Hécatombe

Une aquarelle inspirée ce week-end (signée 2009!), toute ressemblance avec quiconque est pure coïncidence bien évidemment.

A chacun d’en comprendre le sens.

Hécatombe, aquarelle 51x36cm, 2010

Madagascar, Mayotte: des bananes pour un président c’est de saison!

Les écoles publiques seront fermées ce lundi à Mayotte pour une raison toute officielle: les bus scolaires sont réquisitionnés pour servir de taxis aux personnes souhaitant assister au discours du président de la République demain après-midi sur le parvis du marché de Mamoudzou. Dans le genre propagande dissimulée pour acclamer le bon roi qui a offert le département à Mayotte.

Le droit de non-grève n’a-t-il pas été mis au goût du jour récemment par les mêmes qui osent fermer les écoles arbitrairement y compris pour ceux qui y vont à pied…?

Si la population mahoraise pouvaient s’imaginer que la France reste à Mayotte à but uniquement stratégique cela la rendrait moins fière d’être française tout à coup. Oui si la France n’a commencé à ne s’occuper du « développement » (hôpital, écoles, magasins…)  de Mayotte que depuis 15 ans grosso modo c’est bien parce elle s’y est vu obligée pour garder le calme sur l’île sinon des cases et des bananiers lui suffisait du moment que ses navires de guerre font baignades dans les eaux territoriales et que le canal du Mozambique est surveillé…ah mais la France affirme toucher des dividendes  de Mayotte, qui rapportent gros (une misère à son échelle: quelques centaines de milliers d’Euros) pour laisser les thoniers espagnols piller les eaux mahoraises…c’est beau la politique non mais où est Nicolas Hulot, ah il fait son shampoo aux Seychelles?

Mayotte est un puits sans fond pour la France mais à l’heure où les fonctionnaires sont mis aux rebuts comme des pestiférés pour de fausses raisons budgétaires (le président se targue ouvertement d’un gouvernement réduit mais allez consulter la longue liste des conseillers sur le site de l’Elysée: la cour est en place) la France garde ce petit bout d’île comme si la culture et l’honneur du peuple mahorais lui était primordial, ben voyons.

Bref, cependant  les mahorais lui rendent bien la pareille car les discussions de comptoirs sont unanimes: l’attente du RMI est bien ce qui a permis un vote massif pour le oui à la départementalisation.

Quand le roi arrive on se doit de tout faire pour paraître à ses bottes surtout de la part des tenants Conseil Général de Mayotte, tellement habitués à paraître superbes malgré les déficits:  » c’est pas nous c’est eux » !

J’ai noté hier, en passant sur les lieux du spectacle prochain, que le ponton près de l’office du tourisme, ponton qui sert toute l’année aux pêcheurs à déposer et accessoirement à vendre à la pièce les poissons « fraîchement » sortis de leur petite embarcation a été, tout récemment, entièrement recouvert d’un dallage de carreaux gris tout neufs ainsi que l’escalier attenant. La rouille du mât aussi  été recouverte de peinture fraîche mais pas jusque en haut car c’est juste pour l’apparence,  pour ceux qui ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez.

Par contre la route devant l’hôpital est toujours aussi déformée et assénée de trous plus énormes les uns que les autres, ce qui est tout à fait confortable quand on est sur le point d’accoucher ou transporté par les pompiers sous affects de multiples et graves traumas. Les patients des urgences de Mamoudzou n’a pas besoin d’une route digne d’une entrée d’hôpital moderne, ils n’auront qu’à être patient jusqu’au bout mais par contre les poissons pourris auront maintenant leur dallage flambant neuf…

Les derniers cabanons de l’ancien marché coloré de Mamoudzou sont presque tous démontés ou démolis, je ne sais si cela sera définitivement rayé de la carte d’ici à demain…en effet le marché couvert a ouvert ses portes récemment et comme il se doit pour un marché tropical, celui-ci n’a pas été doté de chambre froide ce qui va grandement faciliter l’activité de bouchers dans ce bâtiment. Bah du moment qu’on vend du textile chinois ce sera toujours rentable. Enfin bravo à l’architecte d’avoir pensé à tout, même aux problèmes qui n’avaient pas lieu d’être. Cf les journaux locaux pour en savoir plus.

Bon bah sinon la saison des pluie a bien commencé ici comme à Madagascar où nous étions pendant une partie les congés scolaires.

J’oubliais: un petit mot pour la vaste plaisanterie des vaccins grippaux, et la ministre (plus préoccupée par la couleur de son tailleur et sa grandeur de ministre que par la santé du commun) ose  encore affirmer que l’épidémie s’est arrêté grâce à la vaccination…

Au demeurant les pays qui n’ont pas vacciné ont une la même diminution de l’épidémie, la différentiation grippe A\grippe saisonnière n’a jamais été différentié à grande échelle (au cas par cas pour les cas grave parfois) par les médecins car les symptômes sont identiques (dixit les médecins eux-mêmes), la vaccination est un échec (différence entre doses vendues et personnes réellement vaccinées car vaccin se conservant 24h seulement une fois préparé) etc…tout est disponible sur le net pour comprendre cette vaste fumisterie qui a coûté selon les sources jusqu’à 2 milliards d’euros…avec ça on sauvait au moins 1 million de malgaches de la misère ou 50000 français à la santé défaillante (prévention, traitements, outils et emplois).

Si une grippe fortement mortelle doit advenir ce n’est pas un vaccin qui va l’arrêter puisque ce sera soudain (mutation d’un virus en version hautement pathogène) et que les procédures récentes ont montré qu’il faut presque un an pour réagir entre la découverte et le début de la vaccination (qui au bout de trois mois, fin décembre 2009, n’en était qu’à 5% de la population vaccinée). L’ambivalence industrie pharmaceutiques et gestionnaire de la vaccination est fortement soupçonnée à défaut d’être encore condamnée en justice: lien 1, yahoonews, voltaire et j’en passe…

Quelques liens sur la situation des comoriens à Mayotte, j’en avais écrit quelques mots lors de précédents articles mais certaines associations s’efforcent d’informer et de faire respecter les Droits de l’Homme:

Migrantsoutremer.com avec un dossier pdf à lire pour mieux comprendre le dessous des cartes de la situation des migrants à Mayotte.

J’avais mis le lien pour le rapport du Sénat sur Mayotte, voici un contre-rapport pour parfaire l’information: contre-rapport de Migrantsoutremer

Les mahorais et les comoriens: recomposition géographique.

Donc pour faire honneur à une autre république bananière (Cela a-t-il changé depuis les élections de décembre?) voici quelques photos de Madagascar souvent prise à la volée en cours de route :

Deux mots sur Madagascar car si j’ai le temps je ferais un récit, Mada est très propre rien à voir avec Mayotte, même en ville il y a très peu de déchets disséminés car ils sont ramassés ou recyclés…cela contrinue à son charme.

Sur les hauts plateaux les gens cultivent le riz c’est l’activité principale puisque à chaque repas une énorme assiette  de riz est servie.

La population par sa culture, bien que non bouddhiste mais catholique et animiste, m’est apparue proche de l’esprit tibétain (Cf. A David-Neel) sur bien des points.

Des couleurs et des sourires résument en quelques mots les hauts-plateaux parcourus.

Un pays superbe, une population courageuse et sympathique malgré la pauvreté grandement répandue dont les gouvernements successifs sont hautement responsables.

Convoi habituel au retour d'un marché

Fianarantsoa, un matin.

C'est bien une 304 bâchée rutilente si si!

lémur doré

Saint Sylvestre à Ranomafana

chaque jour y trouve sa peine

Quelque part sur Terre...Andringitra

Quelque part sur Terre: Ambatofinandrahana ...

Arc-en-ciel pour un cosmolagonaute

A quoi ressemble une sortie scolaire à Mayotte? A ça.

Ilot de sable blanc

et ça:

Mangrove..., zut où est passé Flipper?

Les photos sont de parent inconnu puisque réalisées lors d’une sortie scolaire dont je n’ai pas participé.

C’est juste pour donner un peu de chaleur à ceux qui lisent ceci depuis leur congère.

Durant deux semaines il n’y aura pas d’article, ce ne sera pas nouveau en soi mais là je le sais par avance donc je l’écris.

Rien ne sert de venir chercher de la nouveauté…

Comme d’habitude l’actualité mahoraise est riche mais les journaux sur le net abreuveront toute soif d’aventures.

Le cinéma fonctionne de nouveau (après les déboires financiers du Conseil Général le ciné, géré par le CG comme bien d’autres choses sur l’île, avait fermé plusieurs semaines).

Rencontre avec un artiste-peintre talentueux et discret, collègue de Fabienne, amateur lui aussi de l’oeuvre de Dali, ses compositions qui en sont inspirées avec brio ont touché ma corde sensible.

Sortie kayak il y a une semaine à tahiti-plage, bon Fabienne ayant pris le large pendant que je rêvassais en tuba sur les coraux je suis resté 3 heures d’affilée sur le tombant.

Que dire?

Les mots seront bien pâles face aux couleurs entrevues et aux formes magiques associées. C’était marée basse et il était midi, autant dire que les conditions d’éclairage étaient optimales.

Des grands aux minuscules poissons en passant par les bancs de poissons argentés avec qui j’ai conversé plusieurs fois, poissons-clowns fabuleux, tortues vertes et imbriquée, coraux se dessinant lumineux devant un arrière-plan bleu profond, gorges et vallées colorées, poisson minuscule noir et rouge frétillant devant son trou de sable, poisson liliputien au bleu fluorescent, coraux blanchâtres mais vivants, bleus, gris, oranges, rouges, indigos, verts, ocres, jaunes, noirs, iridescents, scintillants, évanescent, turkménistan…oh zut je m’emporte.

Pour finir je suis retourné voir le fond de sable blanc où j’avais croisé la belle raie léopard l’an dernier, de grandes carangues sont passées, une tortue verte mais pas de raie; je décidai de rentrer sur le sol ferme parce que je commençais à fatiguer de toute cette nage tout en me méfiant au possible, d’une éventuelle rencontre au-dessus de ce sable si fin, la profondeur devait avoisiner 80 cm d’eau, j’étais à 10 mètres du bord de la plage: je vois une forme droite et fine devant moi mais même à 1 ou 2 km/h le temps de voir la silhouette affleurant au bout de cette queue je suis déjà juste au-dessus: la raie pastenague s’enfuit, je me mets immédiatement en position de fœtus afin de ne pas laisser trainer une jambe où il ne faut pas. Ça y est j’ai vu une pastenague! Je sors de l’eau et marche comme un naufragé des Bermudes. Quelque part je me sens un peu cosmonaute ayant voyagé dans un autre univers, un cosmolagonaute plus humblement parlant.

Une petite photo d’un atelier de travail de la boulangerie industrielle visité avec l’école l’autre jour, ça paraît presque bon mais quand on a l’odeur réelle du mélange mayonnaise/œufs on a de suite perdu l’appétit…

Du pain, du pain, du pain...

L’article sur la sortie lagon en bateau du mois de septembre est écrit, sans les photos, après avoir hésité entre je le mets ou pas, je suis décidé à le publier jusqu’à temps que je change encore d’avis, coupe sombre ou pas, il faudra bien que j’en cause quelques mots.

La suite des aventures de Kirkstophe et Spockaël ben …c’est-à-dire que ..ça viendra en son temps.

Récit Ane-en-rando…ben c’est pareil.

Récit Bamako, oufff, là, là je ne m’engage plus!

Récit actuel…ben on causait de quoi déjà?

Ah tiens pour l’anecdote pour ouvrir une voiture moderne il ne sert à rien d’utiliser une clé, il suffit de tirer très fort sur le montant entourant une vitre latérale, ça se déforme comme du fil de fer, si un jour tu perds tes clés tu sauras comment faire. Le voisin, lui, a opté pour la vitre cassé..à chacun sa méthode, ce sont les joies de Noël à Mayotte.

Tiens j’ai enfin visionné le film Star Trek, et oui 30 ans après avoir vu la série (enfin à part me souvenir de deux images je n’ai pas retenu grand chose ou bien c’est resté dans le subconscient) j’ai pu découvrir une histoire ma foi pas si bête malgré quelques belles incohérences du point de vue sciences  physiques, il y a de bonnes idées, de tous les films de science-fiction spatiale c’est un des moins mauvais que j’ai vu.

Le dernier Woody Allen vu aussi ces jours-ci, toujours au top ce cinéaste…humour et intelligence raffinés de culture, ça change des tous ces films modernes que j’exècre qui ne peuvent s’empêcher d’afficher 15 meurtres, 35 tabassages, une tonne de sang et 25 explosions dans leur scénario.

Je reprends les aquarelles, j’ai de nouveau accès à l’administration de mon site artistique il sera donc complété en janvier-février pour un vernissage fin février ou avril. Pour les petits fours faudra pas avoir trop faim, je ne fournirai que l’adresse du site.

Bon bah puisque c’est ainsi je fais coucou à Gui-Gui ( je me suis donné pour consigne de ne pas causer en direct des anniv.  ici mais bon il est minuit juste et personne ne sait qui c’est à part ceux qui savent, c’est beau comme phrase non? Du grand art je te le dis! ). Il est grand temps que j’aille verser feu de larmes d’âneries dans les méandres oniriques de mon esprit afin que je reparte du bon pied au réveil du jour.

Cette année je ne souhaite pas la bonne année mais une moins mauvaise année…comme ça c’est plus sûr.

Au fait le petit personnage de la série il était une fois l’homme ci-dessous, mesquin et colérique, il ne te rappelle rien?

Si, si, tu as presque trouvé mais pas l’impératrice, oui c’est presque ça….étonnant non? Il paraît qu’il vient à Mayotte bientôt, en attendant si je puis trouver Le Gros …

Allez un peu d’humour ne fait jamais de mal comme disait Baudelaire, euh non, Bourvil ça parait moins couillon.

idem

Le Teigneux et Le Nabot...

Bon pour finir sur une note joyeuse sifflotons Take five de Dave Brubeck…clin d’œil à qui se reconnaîtra, ami du jazz, ça nous changera les idées.

Hammam permanent

Formidable, j’ai passé l’après-midi dans un hammam, j’ai pu y lire, m’y promener, y voir des gens discuter et s’y distraire, j’y ai même vu des enfants joyeux. Je suis encore tout rouge et surchauffé, cela n’est point une nouvelle d’importance en soi mais penses-tu, pour le prix d’un simple billet (d’avion) chaque jour pendant six mois tu as droit de jouissance au hammam permanent de Mayotte…

Fallait que ça sorte et je ne sais comment je fais parfois pour rester dans l’endroit le plus chaud de la bibliothèque à suer, somnoler, faire la sieste, bouillir alors que « l’espace enfant »  possède la climatisation (ce qui n’est donc pas le cas de l’espace général) en outre je redoute tant de sortir d’un lieu climatisé que je préfère rester au chaud…un comble!

J’en suis déjà à redouter le retour de l’Antarctique …

Parc mahabou

J’ai juste envie de dire ce jour une pensée de longue date qui n’est pas une découverte en soi puisque, elle circule depuis des décennies: la consommation d’énergie dans le monde est trop importante eu égard à la nature des sources de ces énergies, tout le monde s’accorde qu’il faut s’orienter vers des réductions en ce sens. Le transport est un des éléments forts consommateurs d’énergie: réduire les transports nécessite de re-localiser l’économie ce qui implique d’éviter de délocaliser (au sens très large du terme: production et transformations) et de vendre les productions le plus localement possible (cultures vivrières par exemple), on aura beau faire des colloques mondiaux de scientifiques ou des Muppet show politiques internationaux, le système fonctionne à l’encontre de ce qu’il faut faire et les décisions prises de la façon dont elle le sont, et si faibles soient-elles, ne changeront pas la donne.

La mascarade continue.

La Chine fabrique moult choses éphémères et s’enlise dans sa pollution et « sa croissance formidable », le  monde achète et jette, les pétroliers sont contents, les autres multinationales aussi, les multi-banques/assurances profitent de toute cette pagaille réglementée, la nature est sous perfusion malgré les pauvres embellies tentées ci ou là (ah quel beau parc national que voilà et presque aussi propre que les fossés tondus de nos campagnes!) engluée dans la multitude des chimies d’origine humaines ou rasée de si près que plus rien de bien ne repousse, les peuples ne savent plus où bouffer, où aller, ni quoi faire de leur vie à part consommer ce qu’on leur met entre les mains en leur disant que la prochaine tournée sera encore plus croustillante que la précédente et qu’il faudra donc vomir tout cela le moment venu.

Les guerres sont entretenues ou mises en place consciencieusement. Les armes circulent joyeusement, les drogues dures aussi.

Les paysans sont mis sous tutelle.
L’Homme n’attend plus rien de lui-même si ce n’est de s’enliser dans tant de consommations inutiles (et surtout éphémères) et se complaire dans ses farces médiatiques.
La culture n’est plus celle d’un peuple qui la transmet aux descendants parce que c’est peut-être bon pour eux mais celle qu’on impose à tous à grand bourrage de crâne pour la bien-séance de quelques élites financières.

La culture n’est plus expliquée et acceptée si on veut faire partie de la tribu, elle est imposée sans contrepartie juste pour faire tourner la machine économique comme si c’était le coeur de l’Homme cette machine.

Avenir et culture sont deux mots qui perdent leur sens.
Culture ne doit pas être confondue avec tradition, ce n’est pas la même chose.
La tradition est multiple, parfois de bon aloi: manger des châtaignes au coin du feu, faire la sieste…, parfois complètement à côté de la plaque: avoir un esclave (Cf. les colons en Algérie au 19ème siècle par exemple), l’excision…

La culture englobe la tradition…et comme chacun l’a compris elle est bien plus vaste.

Les enfants et les jeunes sont souvent lucides des injustices que les adultes commettent ou instaurent et le monde a évolué aussi grâce à leur rébellion et leurs observations critiques mais ils sont aussi très vulnérables aux conditionnements qu’on leur impose et qui leur inculque d’être un bon mouton!

Un jeune sans culture est un con, ben si au sens où il est couillon!

Un jeune sans avenir est un pauvre type.

Souvent les cons sont des pauvres types.

Remarque 1: un vieux sans culture est irrémédiablement con…c’est la loi de la vie.

Remarque 2: un vieux con n’est pas nécessairement un pauvre type.

Remarque 3: on peut être jeune, cultivé et con.

Remarque 4: un con ne le sait pas forcément lui-même.

Remarque 5: qui se dit con est moins con que son voisin.

Remarque 6: on peut ne pas être jeune, ni vieux, ni con, ni cultivé

remarque 7: tout est possible.

remarque 8: un con cultivé en vaut deux.

remarque 9: un pauvre type n’est pas forcément miséreux.

remarque 10: La misère est celle du coeur ou du sens de la vie.

On forme des cons et des pauvres types, qui n’ont pour seul avenir que de vouloir être célèbre tout en restant cons. C’est pitoyable, non?

La célébrité n’est pas mauvaise en soi, tout comme l’argent, ce qui l’est parfois c’est ce qu’on en fait, c’est le pourquoi du comment. Vivre pour aimer sentir le temps, l’espace, l’humanité ou croire à la foutaise actuelle.
Vivre pour danser, chanter, fêter l’autre, fêter sa tribu, fêter le soleil, la source ou vivre pour se croire chef, se croire grand, se croire superbe (ah les joyeuses réunions de gens superbes c’est grandiose, avec des discours superbes, des conclusions superbes et des rapports superbes, la collation/déjeûner est superbe aussi mais ça c’est grâce au cuisinier qui est superbe tout seul dans son coin et qui ne se pavanne pas dans ces réunions mais qui est le seul point sur lequel les participants superbes s’accordent: hummm c’est bon cette bouffe!).

La société est entrée dans le grand jeu des paillettes, je ne sais ce qui sera encore plus grotesque après la présidence actuelle, serait-il ainsi possible de « penser plusss » lorsque tout sera verrouillé?

Quel grotesque débat que ces minarets, à Mayotte personne ne voit où est le problème (il y en a déjà bien assez comme ça pour en rajouter), pourtant en métropole on sait en créer là où il n’y en a pas, ça fait vendre, ça amène la peur, ça permet d’occuper le terrain et d’en définir les contours.

Tout ceci me fait chier au plus au point et je deviens grossier par pure sincérité.
Qu’est-ce que l’Homme traîne dans son cerveau?
Le virus n’est pas grippal non, il est dans la spéculation sans scrupules, dans la malhonnêteté, dans la méchanceté volontaire, dans la perfidie, dans le schisme social organisée, dans l’injustice outrancière, dans la connerie tout simplement, dans l’inhumanité érigée en dogme de société.

Qu’est-ce qui différentie un afghan, d’un tahitien, d’un botswanais (pas très médiatisé le botswanais hein!), d’un inuit, d’un bochiman, d’un péruvien, d’un canadien, d’un popa? Quelques attributs de culture, certes, quelques attributs physiques, certes mais finalement tous les êtres humains aspirent à la même chose: aimer, être aimé parfois, être reconnu par ses pairs comme ayant une place sociale…utile (à soi et aux autres) et respectée (quelle que soit sa nature), s’insérer dans le Grand système universel, dans l’Histoire humaine.

Quels que soient les moyens et les us, l’être humain est social avant tout mais social ne veut pas dire adopter toute la connerie qu’on puisse imaginer ou constater. Social est un mot au sens plus grand que celui qu’on lui assigne, pour moi être social c’est aussi englober l’univers, la Terre, le monde qui fait aussi partie de notre nature.

Alors oui, parfois on fuit pour mieux être social avec soi-même et avec ceux qui comprennent le sens de cette recherche. Socialisé, tribu-isé oui mais intelligemment et de manière pérenne pour ceux qu’on met au monde, c’est sans doute ce qu’il faut poursuivre… ou retrouver devrais-je dire. Etre, vivre socialement n’est pas faire de la politique mais vivre en tenant compte, en ayant conscience de notre évolution planétaire, cosmologique et animale. Nous sommes plus que l’instant, nous sommes le passé, le présent et nous devenons l’avenir.

Alors si Mayotte est un hammam, le monde est une cocotte-minute et quand tout sera cuit il ne restera que des résidus…aussi je préfère la cuisine mijotée, pleine de saveurs et de senteurs, celle qui donne envie de passer du temps et de se cultiver, d’évoluer aussi  pour arriver à un résultat qui satisfasse tout le monde.

La cocotte fait « pssssssshhhhh » et on a beau la décorer de forfaitures et faire de la musique pour ne pas entendre ce psssssssshhhhh qui s’échappe, si on n’éteint pas le feu qui couve il ne servira à rien de s’agiter et là mon propos ne concerne pas le climat (trop en vogue ces temps-ci au détriment du reste) mais bien la santé mentale de l’Homme, sa santé sociale, sa santé d’être, d’être soi.

Je le rajoute mais faut-il encore préciser qu’il ne sert à rien de chercher la santé dans une cuve de cyanure même avec les meilleurs amis du monde…merci à la Terre, c’est tout ce qu’il me reste…à dire et pardon à elle aussi, parce qu’elle le vaut bien.

Pour terminer sur une note positive: Titouan vient me trouver ce soir tout souriant et me dit:

« papa, trois moins six ça fait moins trois »

- Certes oui mais qui t’as appris cela?

- « Personne j’ai trouvé tout seul ».

- Je n’en doute pas Titouan…c’est au programme de sixième et le trouver tout seul n’est pas courant, bravo.

Titouan a hérité de l’intelligence de sa mère et du désir de compréhension/connaissance intuitive de son père…ça promet!

Bon il est aussi têtu comme sa mère (oui Daniel  …tu vois y’a pire que moi et que Michel) et il boude comme son père (Non Véro…non… pas choup…ça m’arrive plus vraiment souvent àprésent), il ne peut pas être parfait sinon il nous ferait peur s’il ressemblait à un ordinateur  super-efficace car il crie, il fait la tête, il aime rire et jouer…ouf on a échappé au pire.

Titouan, à sept ans, est déjà un interlocuteur intéressant pour l’astronome amateur que je redeviens…

Emilian adore les animaux…c’est en lui si je puis dire, c’est sa nature.

Florian grandit et est très lucide mine de rien, ce qui n’est pas sans heurts évidemment.

La petite ferme d’élevage évolue…

Anniversaire d'Emilian à Mahabou

Enfin je termine par une réflexion que j’aime beaucoup et qui n’est pas sans interloquer l’esprit cartésien en chacun de nous mais qui finalement quand on la comprend dans son second sens, est porteuse d’une vérité qui émerge de l’illogisme, regardons les choses sous un angle neuf…grâce à l’éminent philosophe JC Van damme.

« Vous n’avez pas besoin d’un flash pour photographier un lapin qui a déjà les yeux rouges. » JC Van Damme

« Le sens des mots a-t-il un sens? » , aurait pu dire Raymond Devos.

Màj 10/12/2009

M.B.

Destination Terre Adélie

Voilà c’est presque fait, il me reste encore une dernière épreuve à Paris avant d’être sûr de partir en hivernage (comme les zozios) en Terre Adélie, en Antarctique donc et de mettre pied dans un an tout juste sur l’Astrolabe puis sur la glace  et pour une durée de treize mois. Ma mutation demandée il y a quelques semaines, a été acceptée puisque j’étais le seul candidat aux instruments,  la première étape  …avant le grand blanc.

Pour une fois que Météo-France accepte un poste qui me plaît vraiment…puisque le Mont Aigoual m’est passé sous le nez (bref je ne vais pas raconter) en 2006 mais bon le site de l’Aigoual va fermer aux météos et n’être qu’une vitrine de vente pour les touristes en été, c’est bien triste tout ça: plus de tests d’instruments, plus d’observations, plus de prévisions…un peu comme la Poste quoi, on vend des produits bien emballés…!

La station météo du Pic du Midi a fermé en son temps…l’Aigoual est-(était) la dernière station météo de montagne française.

On en reparlera évidemment de tout ça.

Quoi de neuf sinon?

Visite ce jour d’une boulangerie industrielle avec la classe d’Emilian: Beurk beurk….pas dégoutant mais simplement pas bon.

La saison à Mayotte me paraît peu pluvieuse par rapport à l’an dernier, il me faudrait récupérer les données météo pour comparer…

Des carottes achetées ce jour!!!

En légumes ça va un peu mieux grâce au maraîcher près de l’ex fourrière à zébus de kawéni…déjà cité en son temps.

Les tomates ont baissé de prix (pour ceux qui suivent le blog) et les bouenis en vendent de bonnes, c’est la saison des mangues et j’ai des confitures à faire…

Je parlais l’an dernier peu après être arrivé ici, que le soir (le jour aussi), il fallait ranger sac à main, papiers/argent à cause des vols la nuit et bien cela s’est encore confirmé par nos voisins du dessus (de diagonale) qui se sont fait volé sacs, ordinateur etc…à travers les barreaux des fenêtres nacos au moyen d’une perche faite avec les plantes des voisins d’en dessous pendant leur sommeil, tout cela avec l’agilité d’un acrobate et le silence d’un chat…je trouvais à l’époque cette attitude limite parano lorsque je l’ai entamée…maintenant c’est une habitude mais bon c’est chiant quand même.

A Mayotte ça castagne à Petite Terre, c’est France-Inter qui me l’apprend, à cause de l’augmentation drastique des tarifs des barges reliant Petite Terre à grande Terre, la goutte qui fait déborder le vase…tant qu’on fera la misère à ceux qui, déjà, ont du mal à joindre les deux bouts, la misère engendrera la révolte tôt ou tard c’est complètement humain comme attitude…désir de survivre ou de vivre tel que les autres le font que cela soit mérité ou non (et malgré les méthodes pas très honorables mais ça c’est aussi les profiteurs qui viennent se défouler dans les manifs pour taper du flic, ainsi un agent des forces de l’ordre est grièvement blessé ce soir…je le précise), peu importe, ce n’est pas le débat de cette phrase. Même pas lu Malango.

Justice intemporelle, équité, solidarité, communauté, moralité, égoïsme (lutter pour ses propres revendications est aussi une forme socialisée d’égoïsme, n’en déplaise aux syndicats, mais l’égoïsme n’est pas mauvais en soi puisqu’il est moteur de toute vie…tout est dans la nuance), partage, don, liberté, joie, des-mots-crades-tie…

Parfois la beauté cache le vulgaire horrifiant.

Je n’ai rien à dire ce soir de tout ça, juste des mots qui passent car j’ai autre chose en tête et marre de me prendre le choux avec tout ça (là c’est égoïste comme attitude mais c’est comme ça, ce soir j’ai pas envie de m’intéresser à ce qui se passe dans la société, je veux rester dans ma bulle blanche), ce soir je pense à des mots, des mots qui parlent :

Toulouse (au F002…rue Gaspard Coriolis), manchots, bleutés subtils, blancs de neige, vent catabatique, nuages, aurores australes, orques et phoques, géophysique, météorologie, climat, cristaux de glace, Astrolabe, ornithologie, botanique, cétacés, plancton, icebergs, communauté,ballon-sonde, Science, océan, Terre à Delhi (l’Inde et le Népal devait être la prochaine destination avec moi-même car on se dirige toujours en miroir à soi…), Dumont d’Urville, Concordia, Marion Dufresne, Kerguelen, physique des fluides, cirrus, halos, Charcot, Ross, Paul-Emile Victor, J-L. Etienne, Calypso, cosmologie, dessins, Lascaux, gastronomie, solidarité, amitié, famille, Brel, Islande, Marquises, Brassens, Narval, Dugong, pôle sud, Concordia, Vostok, Tasmanie, Polynésie, Congo,gorilles, Bwindi, Ruwenzori, Dali, papous, inuits, Nunavuk, Islande, Tazieff, enfance, Vignemale, Russel, Soussouéou, Ossau, grange, Valentin, Jack London, A. David-Neel, cosmos, soleil, vie, espace-temps, impermanence.

Des mots ou des images, des mots ou des idées, des mots ou la conscience, des mots ou des souvenirs, des mots ou …ou…le néant.

Autant le présent se dresse immense et imposant, autant le néant l’aspire.

manchots adélie

Mayotte, province de la Gaule

Ce mercredi 11 novembre comme non de coutume, Fabienne et moi sommes allés nous promener à moto car les enfants avaient école (ben oui un 11 novembre, les métros ici ne savent plus qui ils sont…). Ce fut aussi l’occasion à Fabienne d’essayer la moto afin de voir si elle serait apte en conscience à utiliser le deux-roues à moteur disponible pour les agents de son service.

L’essai a eu lieu sur le parking du centre commercial et il a confirmé que si Fabienne n’est pas une brêle sur un deux-roues elle a quand même grand besoin, comme quasi tout le monde, de cours complets de moto-école afin de rouler avec un minimum d’expériences et de conseils avisés, de conseils qu’elle daignera écouter…devrais-je dire.

Après ces quelques moments d’inquiétude, j’ai repris le guidon et nous avons fait le tour nord de l’île.

Notre principale surprise a été de voir un caméléon sur la route!!!

Enfin! mon premier caméléon après un an sur l’île… je finissais par croire que le caméléon était une légende comme la licorne ou le sphinx et bien non ça existe bien et ça se cache très bien aussi…car si le vert de sa peau était éclatant sur nos mains il est devenu marron comme celui de l’écorce de l’arbre sur lequel on l’a posé ensuite.

C’est un animal très mignon avec ses deux doigts opposés et ses yeux de fou!

Vue de Mtsamboro

Nous avons tant traîné en route jusqu’à Mtsangaboua qu’il a fallut, au retour, rouler plus dynamique (léger parce que, à écouter les conseils de Fabienne [arrivant à 50m d'un stop et toujours derrière un camion: "vas-y double..." euh oui certainement, puisqu'il y a un trottoir de dégagement au milieu de la chaussée à l'arrivée au stop et du gravier et du sable au sol...c'est une bonne idée!], et vu ma maîtrise plus qu’incertaine de la moto, nous aurions certainement côtoyé les anges…ou notre ami Mercurochrome et Plâtre_à_gogo)    pour être à l’heure pour chercher les enfants à l’école.

maison en construction…plus que cinq ans de travaux…allez on y croit!

Au second plan à gauche: défrichement autour du village; troisième plan, à droite: la forêt tropicale et quelques pentes de cultures verdoyantes

Fabienne avait mal aux fesses et je la comprends car être passager sur une moto est à la fois ennuyeux et inconfortable.

Ce qui est sûr c’est que Fabienne est convaincue, à présent, que même pour utiliser une moto 125 cm3 il faut passer le permis moto ou tout au moins prendre des leçons de plateau, essai réussi!

Mais si permis nouveau elle doit passer, elle préfèrera s’orienter vers un permis hauturier en priorité. Ce n’est donc pas de sitôt qu’elle utilisera une bécane.

Je trouve cela tellement dangereux un deux-roues pour le pilote qu’ on devrait d’ailleurs limiter leur puissance non pas à 100cv mais à 40 ou 50cv ça ferait certainement moins de morts…dans les arbres ou dans les glissières de sécurité.

Ceci est un autre débat mais je reviens quand même au thème des véhicules de course que l’on vend à quiconque que ce soit en deux ou quatre roues. Heureux les constructeurs qui fabriquent des machines filant à 200km/h et plus quand les routes sont limitées à 130km/h. Actuellement il n’est pas possible de trouver une berline familiale qui a du répondant pour doubler sans risque ou ne pas exploser son moteur en montagne et une vitesse de pointe en-dessous de 200km/h.

Bientôt on vendra des canons portatifs à ogive nucléaire pour défendre son jardin et les autorités diront que le propriétaire qui a utilisé son arme contre un chien qui entrait dans son jardin est totalement responsable… ainsi c’est de sa faute si la ville a été rayé de la carte…oui quelque part ce sera de sa faute mais on l’y aura bien aidé..bref, pas le temps de tergiverser sur le débat philosophique des causes imbriquées et de la responsabilité morale des actes humains ou de la moralité des lois humaines.

Banga moderne... en tôle

On ne peut pas donner des allumettes et une bouteille de gaz à un gamin sans mauvaise conscience alors que faisons-nous du reste? De nos armes sans cesse plus destructrices, de nos véhicules encore plus silencieux, confortables, sûrs et rapides…nous cherchons quoi? L’efficacité ou la liberté du risque assumé?

Plage de Mtsangadoua

Sous couvert de liberté le monde moderne peut toujours se donner bonne conscience mais compte tenu de la densité de population dans nos villes modernes et des outils que nous utilisons il n’est plus possible de conserver les dogmes du siècle dernier pour toutes choses.

La liberté est inversement proportionnelle au-delà d’un certain seuil de densité de population, seuil que nous avons atteint depuis bien longtemps. En-dessous de ce seuil, les autres sont une aide, au-dessus les autres sont une contrainte, c’est inéluctable dans les systèmes complexes. Le volume, dit d’intégrité individuelle diminue proportionnellement à la densité de population. Les écueils psycho-sociaux, pour parer à cela, devraient être modifiés radicalement: perte du sentiment de pudeur, perte de l’appropriation du soi physique, nous devrions a&insi adopter une structure sociale telle celle des cellules dans un organe…ou des fourmis dans leur royaume.

Notre écosystème / socioculturel humain n’ échappe pas à ces contraintes et un livre entier pourrait faire l’objet des développements  de cette dernière thèse.

Banga moderne enduit et joli

Tout grand changement est risqué, le peu de sagesse du monde (depuis toujours faudrait-il préciser) me fait craindre un monde plus dictatorial ou anarchique (contrairement à ce que l’on croît l’anarchie en ce bas monde est réservée aux riches et aux puissants qui,…sans scrupules, blasphèment les lois qu’ils instaurent et surtout sont au-dessus de la justice qu’ils érigent en dieu face aux citoyens) compte tenu de la structure de nos sociétés et de nos technologies sans éthique.

A propos.

Je sais que personne ne m’a obligé à rouler de manière irraisonnée dans ma jeunesse et c’est un débat sans cesse renouvelé que d’amalgamer ou non: outils/environnement/capacités, en un tout gélatineux mais quelque part je savais bien que la moto avant un certain âge n’était pas adaptée à mon cas; déjà que je roulais parfois sur deux roues en auto…je ne souhaitais pas voir mon permis motard  se transformer en permis avionneur ou astronaute…

Comme dit la blague du motard: wheeling sans les mains…, sans les pieds…, sans les roues…puis sans la tête!

A l’ère de la réduction des dépenses énergétiques, les constructeurs de motos s’orientent de plus en plus vers l’augmentation des cylindrées: 1500, 1800, 2500 cm3 sont maintenant courantes pour les plus gros moteurs or une moto n’a jamais emmené plus de deux personnes et quelques menus bagages mais heureux doivent être les possesseurs d’un deux-roues alignant vaillamment les 250km/h et heureux sont les pompiers mettant ensuite des morceaux de barbaques dans les sacs, ça leur fait moins mal au dos …et puis d’une pierre deux coups, les hôpitaux manquant de personnel…

Bon passons. C’était juste une pensée qui passait.

Plage de Mtsangaboua

On parle souvent des peuples à l’autre bout du monde qui sacrifiaient des humains de leur tribu ou d’ailleurs; les mayas, certaines tribus d’Océanie et bien d’autres..on cite ceux-là car …car…loin de notre formidable culture moderne d’origine celte.

Or il suffit de lire le récit de la guerre des Gaules de Jules César (dont les faits ici sont confirmés par des fouilles archéologiques, il s’entend) pour apprendre que les celtes gaulois dont l’organisation sociale était séparée en trois groupes: les manants (le tout-venant au statut soumis au deux suivant), les guerriers (équivalent à une certaine aristocratie) et les druides ayant pouvoir de justice et de décision sur tous. Un druide suprême (comme un pape en somme) régentait tout ce beau monde. Les druides, donc, pour contenter les dieux faisaient moult sacrifices organisés en rituels…cela faisait partie de la culture celte comme la baguette de pain fait partie de la culture française…Ainsi des livres d’histoire de primaire font référence aux sacrifices maya mais point ceux des gaulois…censure ou pas, l’histoire des peuple se raconte  souvent comme un roman dont on modèle à dessein la trame.

Voilà chacun en tirera les conclusions qu’il souhaite.

Quelques photos ci-dessus de l’après-midi à la plage de Mstangaboua que nous avons découverte le matin en balade.

Je dois dire que le récif frangeant face à cette plage est fabuleux, une variété de poissons étonnante, des coraux aux dimensions gargantuesques 4 à 5 mètres pour certains, coraux-cerveaux fabuleux, un barracuda aperçu de loin de taille impressionnante (je me suis gardé d’aller le rencontrer), un banc d’une dizaine de carangues approchant chacune le mètre et le clou de cette nage fut le magnifique nudibranche (lien du site le petit nudibranche…) jaune, occupé à brouter ses algues sur l’herbier  de transition entre la plage et le tombant;

c’est un animal petit (5-6cm) très mignon et superbe de surcroit.

Face à ce spectacle haut en couleurs, je m’attendais presque à y voir des requins ou une raie manta mais c’était bien sûr trop d’émotions en si peu de temps qui m’ont rendu un poil optimiste…ou irréaliste car requins et raies mantas font leurs ablutions au niveau de la barrière externe.

J’ajoute un mot sur le dugong puisque  l’effectif actuel à Mayotte n’est plus que de 5 individus…le dernier est mort l’an dernier noyé dans des filets de pêcheurs. Autant dire que sa viabilité est nulle et que Mayotte voit ses derniers dugongs parcourir les herbiers de son lagon.

Le Conseil Général de Mayotte est en déficit chronique, mis plus ou moins sous tutelle (je lis les journaux de loin parce que ces affaires d’économie politicienne ça me gonfle au possible, rien n’est clair et c’est un langage technique qui ne m’est pas familier!) les associations trinquent alors que les pontes continuent leur train de vie princier, le cinéma est arrêté, les grèves se préparent et le bordel ne fait que commencer, en attendant les subventions de l’Europe après la départementalisation en 2011.

Encore des kwassas-kwassas retrouvés à  moitié vide la semaine dernière à l’extérieur du lagon, autant dire que les survivants sont des hommes et que les disparus, femmes et enfants, ont servi de repas aux squales. Les hommes lorsque le bateau se remplit d’eau éjectent parfois les plus faibles à l’eau pour espérer flotter le plus longtemps possible  …c’est ainsi un moyen d’échapper à la gendarmerie, plus occupée ainsi à secourir les gens mis à la baille qu’à aborder les kwassas-kwassas à la dérive.

L’expérience leur a prouvé que bien souvent la technique des enfants jetés à l’eau est efficace pour parvenir à la côte sans subir d’abordage. Sale travail ensuite pour la police maritime et les gendarmes, qui reviennent de ces missions avec le moral entre les jambes.

Les petits corps sans vie sont parfois incomplets…

A chaque époque ses sacrifices: Mayotte, province de la Gaule…!

Ô joie de l’enfance

Ce midi:

Florian, 9 ans et demi:

« - maman tu sais qui c’est l’homme le plus riche du monde? »

- Non! Bil portes…ou que sais-je? Rockfeller…

- Clovis! -Ah bon, pourquoi?

- Parce que c’est le roi des francs….

Il y a deux ans au moins:

Titouan 5 ans, toujours avec sa logique imparable:

- Maman, quand on ira en Afrique faudra enlever ses chaussures…

- ah bon pourquoi?

- Parce qu’en Afrique les gens ils n’ont pas de chaussures…

Il y a un an…

Titouan: c’est où qu’il est né Emilian?

-  Emilian est né à Ganges…

Titouan: – Et moi je suis né où?

- Tu est né à Bourges juste avant qu’on aille habiter à Laroque, Florian est né à Nantes, il est nantais si l’on peut dire. Ben moi je suis né à Paimboeuf.

Titouan – c’est où Paimboeuf?

- C’est à côté de ..blabla …C’est  le lieu d’où jsh’ui né.

Emilian, 5 ans: – ça veut dire quoi douchuinait?…

Petit aperçu de ce que je peins en ce moment, ce n’est pas encore fini, quelques retouches de couleurs mais l’état final en est proche.

J’ ajoute les images tout à l’heure…

bon d’accord on est le lendemain mais la connexion n’allait pas hier soir.

Voici une partie de la dernière peinture à l’huile attaquée récemment malgré que le dessin date d’il y a 6 mois et l’esquisse papier de plus de 10 ans…je sais il y manque le cou…

IMG_0001_1

En cours, 2ème couche, huile, vue partielle

Question aux courageux commentateurs, quelle peut être la chose grise en bas à droite…?

Réponse dans quelques semaines…

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Vue partielle, huile, 5ème couche posée

Une petite peinture de pure imagination (ce qui veut dire que j’ai plutôt galéré pour les ombres et lumières)

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Huile, non encore terminée.

Je suis en réflexion/recherche sur composition et dessins des prochaines peintures. Globalement je fais plein de photos ici à Mayotte qui m’inspirent pour des compositions typiquement mahoraises mais j’ai d’autres choses plus anciennes en tête…et des sujets m’arrivent comme ça lors de rêves (aboutissement de thèmes que je ne visualisais pas encore), il va donc m’ être nécessaire faire des choix prioritaires!

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Apathie sous climat tropical, ô images à Claude Levi-Strauss

J’y ai crû ou plutôt je me suis presque forcé à le croire durant cette saison sèche que je pourrais trouver convenance au climat local; et bien non, le début de cette saison humide me rappelle que, vraiment, je ne suis pas fait pour vivre sous les tropiques équatoriaux. S’il en est, bien qu’il existe deux saisons ici, le forfait tout compris chaleur/humidité à partir de septembre me ramène immanquablement à une envie de couleurs automnales, de givre sur les arbres ou de paysages de neige silencieux.

Climat tropical ou climat équatorial?

Köppen définit le climat tropical comme compris entre 15 et 25 ° de latitude nord et sud avec température moyenne mensuelle supérieure à 18°C et des saisons basées sur les précipitations. Le climat équatorial est un cas particulier de climat tropical pour les lieux situés autour de la zone équatoriale, bien s’entend. L’équateur est balayé presque toute l’année par un régime de pluies quasi quotidiennes et est sujet à de très faibles variations de températures, celles-ci étant par ailleurs toujours chaudes. Les pays sujets à ce climat se reconnaissent: Guyanes, nord-Brésil, Guatemala, Congo, Papouasie, Indonésie…et j’en passe.

Ceci n’est pas une découverte!

Le climat tropical est très différent selon les régions puisque, outre la variante équatoriale, on distingue, le climat tropical de mousson (Inde, Asie du sud-est, Mayotte…), le tropical de savane (Mali, Mozambique…). Ces derniers présentent une saison sèche et une autre humide plus ou moins longue selon les particularités géomorphologiques de la région, la proximité de la mer, la distance à l’équateur…

A Mayotte la saison humide dure 8  mois pleins (octobre-avril) avec un maximum de précipitations de mi-novembre à début mars. La durée du jour varie très peu tout au long de l’année et tourne autour des 12h…ce qui signifie que les nuits sont longues tout autant que les jours mais le rappeler par des mots n’est pas vain.

Le régime habituel des pluies est apporté par des Cumulonimbus, rarement par des Cumulus congestus et celles-ci sont relativement brèves, de 5/10 minutes à plus rarement une heure. Il peut arriver qu’il y ait quelques crachins pendant quelques heures mais c’est anecdotique. Tout comme le sont les pluies données par des tempêtes tropicales ou des cyclones qui, dans ce cas, amènent un régime ininterrompu de pluies diluviennes durant 2, 3 ou 4 jours…anecdotique ne veut pas dire insignifiant! En outre, cyclones et tempêtes apportent leurs lots de Cumulonimbus (super-cellules) associés à des phénomènes électromagnétiques (orages) ou mécaniques (trombes, mer déchaînée…).

Les alizés sont des vents circulant grosso modo en marge de la zone équatoriale, donc dans la zone tropicale de l’est vers l’ouest qui soufflent durant la saison sèche, donc …donc pour ceux qui ne suivent pas, de mi-avril à octobre.

Je suis bienheureux de ne pas être en Thaïlande où la température en saison des pluies peut avoisiner 38-40°C mais là-bas en saison sèche il fait moins chaud qu’ici puisque c’est 29-34°C chaque jour de l’année à Mayotte.

Un ex-collègue de Fabienne qui habite Bamako nous disait hier que il prend des vacances au frais chaque année au cours de la saison chaude pour tenir le coup…Enfin tout cela n’est qu’ affaires de métros et de leur petits soucis de confort loin de ceux, plus vitaux, des autochtones.

Pour changer de sujet et rester dans l’actualité, on regardera ces images en pensant à la mémoire de Levi-Strauss: ça fera de bonne idées de lectures tiens, pour tous ceux qui ne l’ont pas lu! C’est qui ce type? Il a fait quoi? Je me suis dit cela pour la première fois quand Brel est mort: les bonbons, la valse à mille temps, les Marquises…quelle découverte. Allons, tous ignorants que nous sommes ( ceux qui ne se sentent pas dans l’ignorance se retirent tous seuls de cette phrase comme des grands comme ça ils ne se fâchent pas, mais de toutes façons s’ils se fâchent c’est qu’ils sont parfaitement ignorants…), lire quelques ouvrages de Levi-Strauss (lien) et tant qu’à faire retrouver Théodore Monod et les autres sur les chemins de la connaissance et de la sagesse. Bon je pensais qu’il était déjà mort depuis des décennies…aussi à vivre plus de cent ans ça fait bien longtemps qu’il a fait ses premiers travaux d’ethnologie…

Donc Fabienne, dans le cadre de la surveillance des cétacés autour de Mayotte, est allée faire un petit tour d’ULM (le tour du lagon) samedi matin et a fait quelques menues photos:

"Chhhhh formidaaable la-gon chhh...pendant des millions d'années...chhh...

Petite Terre: plage de Papani, haut lieu du braconnage des tortues

Petite Terre et lac Dzani: plage de Papani, haut lieu du braconnage des tortues, au loin Mamoudzou, à gauche

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Au nord de l'île: l'ilôt Mstamboro!

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Ilôt de sable blanc de Salisey (cf. article précédent)

Ilôt de sable blanc de Salisey (cf. article précédent)

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Toutes ces images sont celles du récif externe, le récif frangeant à Mayotte est lui dans un état plus pitoyable comme je l’ai déjà relaté au cours de la saison des pluies passée, étouffé sous la pollution et les limons.

H1N1, entre propagandes et profits…

Je ne vais pas faire un article de 15 pages pour parler d’un truc qui me gonfle surtout que le net doit regorger de rédactions concernant ce fameux virus, on doit y voir de tout comme d’habitude, de la plus mauvaise foi jusqu’aux plus grand délires. Arrivé  à  l’aéroport de Roissy fin juin, je me croyais en état de guerre  au vu des messages incessants concernant le H1N1, ses effets et sa prévention, diffusés par hauts-parleurs: or jamais nous n’avons de messages comme ceux-ci lorsque nous achetons une voiture ou même que nous souhaitons circuler à pieds dans la moindre ville.

Voici le lien du site de Martin Winckler, médecin et ex-chroniqueur-viré sans ménagement de France Inter, qui résume globalement la situation même s’il fait quelques raccourcis épidémiologiques pour éviter de faire un article trop long.

En résumé: le virus n’est point virulent et s’il mute, le vaccin sera inefficace… et  l’industrie pharmaceutique va bien profiter de l’aubaine acceptée par nombre de gouvernements, y compris celui de la France, pour faire choux gras. Pendant ce temps là les millions de gens qui meurent chaque année dans les tropiques à cause du palu et d’autres sources de malnutrition, ce n’est pas important! Les vaccins anti-rabiques, contre la rougeole et autre maladies ont montré leur utilité cependant, actuellement, on nage dans un autre monde. OMS et gouvernements se sont contredits allègrement (pléonasme: Allègrement) depuis des mois…

La société invente la peur ou le désir de l’inutile pour amener à consommer … vaccins, gadgets électroniques et autres modes éphémères.

Ayant mis deux mois à me sortir vraiment de ma dernière grippe, il y a deux ans et vingt ans après la précédente, cela me donne ample raison à souhaiter l’éviter mais cela ne me donne point l’envie de participer à cette mascarade médiatique et commerciale.

Les sociétés, il y a des décennies, n’étaient pas mieux que maintenant mais de nos jours on connait bien plus de choses, on a vu nos erreurs, la cupidité de tous les gouvernants et cetera et on persiste à faire des âneries, à espérer les mêmes stupidités, à cheminer avec des œillères tant qu’on ne tombe pas dans le trou. L’histoire nous montre conflits, corruption, coups-bas, guerres inutiles et j’en passe, que ce soit dans les années 30, 60 ou 90. Les peuples continuent à soutenir même ceux qui ont été reconnu véreux, malhonnêtes, menteurs,…, dans leur attitude habituelle: les disciples des  Berlusconi, Buch, Blair, Pascua, Poutine, Chirac, Mitterand et  autres mécréants actuels de nos civilisations, continueront à perdre la mémoire dès les premiers discours pompeux et enjôleurs et à mettre en place des gens sans scrupules et tout sourire, à la botte du pouvoir économique (les banques, les multinationales …).

Les banques n’ont point changé leurs spéculations ni leurs manières radicales de traiter à coups d’agios accumulés les comptes des citoyens au moindre euro en débit mais si celles-ci font faillites, les citoyens oeuvreront à leur remettre leurs comptes en solde positif ! Speculus! Allons-y gaiement. En 89, la bastille a été prise je crois, parce que les gens ne mangeaient plus à leur faim…avec ce qu’il se passe en souterrain des gros titres des journaux de nos jours, il y aurait de quoi remettre les guillotines en service. Seulement je suis persuadé que ce serait pour retrouver en quelques temps les mêmes attitudes politiques.

A quoi bon?

Tout est multiplexé, une redéfinition globale de la planète est envisageable mais c’est très risqué si les garde-fous ne sont pas  efficaces et imparables. La pandémocratie n’est pas loin d’être reconnue, entre souffrances et profits…bien séparés.

amas VirgoPlusieurs milliers de milliards d’étoiles ont posé sur cette photo…et malgré cela l’Homme se croît tellement important dans l’univers! Impermanence …de l’humanité et du reste!