Un dimanche au lac Dziani
Nous avons beaucoup entendu dans la bouche des amis comme nous racontions à tue-tête que nous devions aller vivre à Bamako après l’été (c’était une formalité soi-disant mais justement la formalité n’a pas été signée…), la fameuse chanson d’Amadou et Mariam, c’est ainsi le titre du post.
Ce jour du 14 septembre 2008, nous avons décidé de faire la sortie des Naturalistes de Mayotte autour du lac Dziani Dzaha en Petite Terre.
Nous avons raté la barge de 9H00 reliant Grande Terre à Petite Terre et de ce fait nous étions en retard pour le point de rendez-vous près du volcan éteint. Aussi, il ne fût pas étonnant de n’y voir personne mais juste quelques voitures stationnées, pas loin de la centrale thermique des Badamiers!
Alors nous nous mîmes en marche sur le chemin qui mène au bord du cratère. La montée fût brève puisque 300 mètres plus loin au plus haut se tenaient deux groupes, l’un assez imposant était déjà en activité à vingt mètres de nous, l’autre attendait justement le mahorais avec qui je terminais de monter la côte et qui nous avait rattrapé, Fabienne et les enfants étant quelques mètres en arrière.
J’ai abordé ce petit groupe (c’est plus facile quand on ne connaît personne ….) comme si je les connaissais car j’avais contacté la veille, par mail, le président de l’association des naturalistes. Ce groupe restreint faisait la même sortie mais hors l’association. Jugeant visuellement le caractère sérieux et presque apostolique de l’ambiance dans le groupe des naturalistes et suite à la proposition bien aimable du petit groupe de continuer la balade en les accompagnant, nous avons donné faveur à celle-ci ce qui nous semblait plus ludique pour les enfants et pour nous pour cette première balade sur l’île.
On pensait être rapide lors de la marche autour du lac de cratère de Dziani mais le groupe des naturalistes nous a rattrapé à la faveur de pauses photos ou de causettes de notre part auprès d’un nouvel arbre. Malgré que ce soit une sortie généraliste (géologie, ornitho, botanique, entomo, ethno) je pense qu’elle se voulait juste une présentation des lieux puisque l’autre partie de cette sortie, en après-midi, était prévue pour profiter de la plage de Moya.
Au C.N.E.N (http://www.chez.com/cnen/) nous passions parfois 2 heures sur quelques mètres carrés…certains il faut dire y faisaient la sieste, d’autres assouvissaient leurs fantasmes plus ou moins discrètement quant aux autres, les plus motivés, ils exploraient chaque centimètres carrés à la poursuite du Graal : de l’or (pépite d’oxyde de fer), un fossile rare (un os de poulet), une plante non répertoriée (la pâquerette)…
Le mahorais bien sympathique, qui était parvenu au petit groupe en même temps que moi, connait assez bien la flore et autres anecdotes locales ce qui a agrémenté notre promenade de moult informations intéressantes.
Le tour du lac s’achevant, nous avons bifurqué vers la plage de Moya où malgré le caractère idyllique de la première plage qui forme une anse peu profonde, entourée de palmiers, des palétuviers baignant joliment leurs pieds dans la petite baie salée, il fût choisi la seconde plage puisque c’est celle où notre petit groupe s’installa.
Ces personnes aurait sans doute mal compris que nous décidâmes de les quitter ainsi pour aller à la plage attenante où les guêpiers se reposaient.
La deuxième plage ne présentait pas d’ombre et les vagues plus imposantes rendaient celle-ci beaucoup moins adaptée pour les enfants…et pour moi grand nageur devant l’éternel dois-je le rappeler.
C’est ici que nous avons fait la connaissance de Guy et de son amie, deux wazoungous très sympathiques qui, hasard des rencontres, font activement partie de l’association des naturalistes de Mayotte. La noix de coco que j’avais emmenée pour le dessert fût, on peut le dire, initiatrice de cet échange.
Les plages en ce moment sont exclusivement couvertes de wazoungous dont certains, tous frais arrivés, sont blancs comme neufs. En période de Ramadan, nous a-t-on dit, les mahorais ont mieux à faire que d’être à la plage, plus occupés à préparer le repas du soir ou à rester à l’ombre pour éviter d’avoir soif…
Vers 16h il nous faut boucler sacs et paniers et retrouver l’auto en effectuant une partie du chemin de l’aller soit 1H15 de marche environ. Ici la nuit tombe non seulement vite (souviens-toi que la course solaire est quasi perpendiculaire à l’horizon) mais aussi très tôt, dès 18H15 c’est le noir complet en surface même si le ciel présente quelques relents bleuâtres sur son dôme. Nous réussissons ensuite à prendre la barge de 18H15 (sinon c’est ½ heure d’attente pour la suivante) qui nous ramène sur Grande Terre.
Et toujours pas vu un seul poisson alors que Fa et les enfants en ont vu un gros….pfffff ….pfffff.
17/09/2008 Bon anni Jojolabarjo…

















