Récit de la randonnée avec Régalo et Maoré Danse

Comme ce blog va être mis en silence pendant au moins un an, je fais un signalement de la mise en place sur ce blog du récit de la randonnée avec Régalo en 2007 en page ci-contre.

Sinon, un ptit mot aussi pour dire que mon départ est fixé au 6 décembre de Paris. L’Astrolabe partant le 9 de Hobart.
Je quitte donc Mayotte ce jeudi 25 novembre pour environ 13 mois.
J’ai assisté aux spectacles du festival Mahoré Danse de ce vendredi et samedi, de belles choses et un spectacle étonnant et décalé entre théâtre et danse vendredi soir qui a fait fuir quelques spectateurs sans doute déstabilisé dans leur propre intérieur par une mise en relief du ridicule de certaines situations ainsi que un regard en miroir du pourquoi on est là ou on est. Il est clair que pour celui qui se sent surpuissant…ça fait peur de voir ce genre de spectacle, on refoule alors ses propres déception en refusant de regarder la réalité. Très comique en plus, Zoé Jonhson joua l’absurdité dans cette pièce “Temple magique” tout en permettant un retour sur le soi profond et le sens de la vie.

Les autres spectacles étaient aussi bon bien que plus conventionnels, une très belle initiative que ces rencontres de danse de l’Océan Indien à l’initiative de Jeff Ridjali. Je souhaite fortement qu’un pôle particulier, permettant la rencontre des cultures régionales soit perpétué à la suite de cette initiative salutaire. la compagnie “le Ballet de Mayotte” en est à sa deuxième ou troisième manifestation de ce type (mayotte, Comores, Madagascar) où les échanges entre artistes favorisent l’intégration, la transmission, la découverte et l’émulation.

Samedi matin, un stage de danse avec Jeff Ridjali a permis à une vingtaine de danseurs (débutants ou professionnels) de se rencontrer dans la bonne humeur. Jeff compte en outre continuer ces rencontres/stages ouverts à tous afin de les rendre réguliers et pérennes sur Mayotte. (Se renseigner auprès du ballet de Mayotte pour la suite)

La danse malgache, mahoraise et Tanzanienne était à l’honneur pour cette semaine Mahoré Danse qui a vu un public nombreux se déplacer pour l’occasion.

Mayotte avancera beaucoup plus vite avec ces rencontres culturelles qu’avec les tonnes de béton dont on afflige ses flancs.

Zoé Johnson, de Madagascar

Rencontre du troisième trip

En partance pour la Terre Adélie: TA61

Voilà c’est officiel, je suis apte pour la Terre Adélie donc le compte à rebours est lancé. Ce ne sera pas pour décoller vers la lune comme je pouvais en rêver petit mais bien pour me rendre au coeur d’un environnement aussi fascinant que particulier et dont je rêvais aussi étant enfant.

61ème hivernage qui se déroulera de décembre 2010 à décembre 2011.

Un an sans autos, sans images médiatiques, sans concert de prophéties d’hommes politiques aussi comiques que bozzo le clown, sans arbre (sic), sans pollution.

J’ai parfois encore du mal à y croire ou à m’imaginer que c’est une réalité même si des bribes d’images défilent devant mes yeux. Il est évident que ce n’est pas innocent, j’imaginais à une époque vivre en forêt tropicale pour étudier la botanique mais je savais que, pertinemment, ce n’est pas un milieu de vie pour moi (la forêt primaire de Madagascar me l’a confirmé), de plus je n’ai pas fait les bons choix pour y arriver et cela sans doute par raison. Alors je rêve plutôt de blanches glaces ou de pays montagneux, de nuages lactés et d’ombres bleutées. Ce sera donc vers ceci que j’irai vers quelques temps avant d’autres aventures.

Ce dimanche j’étais sur le Causse de Nimes-Le-Vieux pour une promenade sous un vent froid à rendre congelé un polynésien, mais comme je ne suis pas polynésien j’ai beaucoup apprécié cette tranquilité, cette étendue blanche, ces sommets enneigés, le froid qui pique la peau des joues, les traces de lièvre dans la neige, les sculptures de glaces sur les pentes soufflées jour et nuit et la ventrèche de Ronan avec son pain “maison” souligné par une finale sucrée de pain d’épices tiré de ses abeilles…

La douceur est appréciable depuis deux jours, je ne le nie pas et il est aussi bon de sentir la caresse délicate (et non assommante) du soleil en ce début de printemps qui s’ammorce déjà par ses bourgeons éclots.

Un blog spécifique sera dédié au séjour en Adélie d’ici quelques semaines.

Pour le moment je suis occupé à Laroque.

Mickaël

Mon email…

Comme certains cherchent à me joindre par mail, voici mon adresse qui doit être rectifiée selon l’indication plus bas:

mickael.biteau4497@@@orange.fr

 

Important:

l’adresse exacte apparaitra en  retirant @@ , ceci afin d’éviter les spams par les aspirateurs de site.

Je me rase donc je pense…

Et zou, nous revoici à Mayotte, ben oui après une petite escapade de deux mois en métropole c’est reparti pour un tour de manège au pays des makis monstrueux et de l’ylang nauséabond. Quoi de neuf depuis deux mois (je sais cela n’intéressera pas ceux que j’ai pu voir cet été mais bon, il en reste quelques autres qui se lamentent chaque soir à savoir ce que je fais chaque minute qui passe,  mais si mais si môssieur c’est vrai heu…bon je sais c’est un peu suranné mais voici donc:

Le départ de Mayotte, fin juin, failli être compromis puisque à la douane de l’aéroport de Dzaoudzi, je présentais les cartes d’identité des enfants à la gendarmette présente lorsqu’elle ajouta:

” c’est bon mais avez-vous l’autorisation de sortie de territoire pour les enfants?”

- Comment ça? Je ne sors pas du sol français puisque je vais à paris via la Réunion…

Et non il paraît qu’il faut une autorisation de sortie de territoire signée par les deux parents pour se déplacer avec ses gosses quand la mère n’est pas là. Or Fabienne étant à 5 mètres (elle prenait l’avion la semaine d’après et nous regardait partir) je lui ai fait signe de venir confirmer son accord verbal et la gendarmette acquiesça mais il pouvait quand même y avoir un blocage au contrôle de la Réunion…Après diverses tergiversations,  la gendarmette finît par dire qu’avec les passeports des enfants ce serait OK.

ET là un éclair de soulagement: mais bien sûr que j’ai pensé à les prendre (on ne sait jamais ….)! Et bien m’en a pris puisque les passeports des gamins suffisaient à se tirer de France même si finalement la mère n’eut pas été d’accord avec cette initiative.

L’administration française devrait m’expliquer cette logique qui ne fait pas partie de mon univers mais bon, les lois sont ainsi faites que d’autres sont souvent là pour les contrecarrer, ce qui fait d’ailleurs le gagne-pain des avocats . La gendarmette, quant à elle, n’était pas là pour expliquer tout cela bien entendu. A chacun son métier.

Ainsi après un retard de 2 heures, soit une correspondance ferroviaire ratée, une attente à Paris (sous les huées incessantes des haut-parleurs expliquant que si on se sent mal c’est forcément la grippe qui vous atteint et qu’il faut tout de suite se faire mettre en quarantaine à Mindin…) puis à la gare de Valence.

Gare de Valence ce 28 juin

Gare de Roissy ce 28 juin 2009

Nous sommes arrivés au bout de 36 heures de voyage à Laroque, qui est un haut lieu de pèlerinage pour les mahorais comme tout le monde le sait.

L’été s’est ainsi passé au frais ou au chaud selon les endroits où je posais mon sac. Quelques stages d’aquarelle dont un seul m’a été vraiment profitable (celui d’août), une session pyrénéenne avec les enfants d’une semaine où nous avons retrouvé notre ermitage du Caillou de Socques. Une session de travail à la maison, quelques sessions de fêtes, mariage ou autres joyeusetés de détente avec famille ou amis. Quelques moments de récolte et de préparation de toutes les choses que nous avons ramené ou mis à l’expédition colis/outremer (40Kg tout de même) car on sait à présent ce qui est impossible à trouver ici ou ce qui est à un prix tel que cela exhorte tout citoyen à une rébellion républicaine immédiate.

Du matériel de peinture j’ai ainsi mis en conserve afin de pouvoir passer une bonne année sans tousser (ben oui ça fait des taches quand on tousse).

Fabienne a finalement pu obtenir des vacances et s’est trouvée un billet à un tarif raisonnable pour passer trois semaines en août en terre de France. En juillet, son premier passage très bref de 4 jours à Paris/Saint-Lô avait vocation de stage professionnel…et de gros bisous à Nana. Mais où se cache donc Dora?

Sommes toutes, quoi penser de cette incartade au pays des sauvages blancs de métropole?

Les premières impressions furent celles de la fraîcheur alors même que tout le monde trouvait qu’il faisait chaud. Avide de frais j’ai été parfois bienheureux mais je constate aussi que je ne suis pas forcément parmi les plus frileux après ce passage en tropiques surtout en montagne où je pensais souffrir un peu.

Autre constatation ma résistance au climat languedocien s’est accrue puisque le soleil sur la tronche tout en travaillant sous 34-36°C ne me faisait pas outrage outre mesure alors que les années précédentes je luttais pour éviter chaque rayon de soleil. Il faisait chaud certes mais en comparaison avec la sudation du climat tropical, j’étais en sous-régime de souffrance.

Dernière constatation, le climat humide avant orage ne me convient vraiment pas…même en métropole avec 28°C maxi je ne trouvais pas cela convenable pour mon bien-être, mais alors pas du tout surtout que j’étais aussi là pour oublier ce type de temps (tu sais bien: le temps qui fait qu’on sue à ne rien faire), n’en déplaise à tous ceux que j’ai eu le plaisir de revoir!

La nostalgie de Mayotte m’a ainsi prise au dépourvu les 15 premiers jours mais j’ai fini par trouver le climat plus sympa en métropole surtout en montagne où les nuages apportent parfois l’ombre salvatrice dont je suis si avide. Un bémol quand j’imaginais prendre une douche sans chauffage en hiver….tout de suite Mayotte revêtait son  apparat de climat aristocratique.

Je ferme cette parenthèse pour en venir à d’autre faits. Ah non j’oubliais de dire que les sauvages blancs de métropole, bah y sont comment dire, limites sauvages c’est ça!!! Bientôt il faudra un gyrophare pour demander l’heure ou son chemin à un passant:

Y’a quelqu’un? Moi être gentil extra-terrestre, moi vouloir pas de mal, moi demander où se trouve ...” ah tant pis l’autochtone est déjà loin.

Autre essai: “Bonjour! Moi être gentil terrien comme toi, moi être de ta famille, moi pas fou, moi te demander la correspondance solaire avec la lune?

-Mais bien sûr c’est la première à gauche puis tout droit et ensuite à droite après tu prends l’appât d’oie et tu tires la ficelle quand elle est dessus, bon appétit bien sûr.

- Me voilà rassuré, c’est beau Lutèce!!!”

[...]

Ainsi avant le retour à Mayotte nous avons passé deux jours à Paris (Y’a un canal à Panam, ah?).

Notre-Dame, Paris, 2009

Notre-Dame, Paris, 2009

Une visite du jardin des plantes et de la galerie paléontologique, de Notre-Dame sous l’orage, des bords de Seine ainsi que du cirque de Lutèce dans le quartier latin a bien occupé la première journée.

Paris depuis Notre-Dame

Paris depuis Notre-Dame

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Champs-Elysées, paris, août 2009

La seconde, plus brève à cause d’un décollage en soirée à Roissy, nous a seulement emmené voir les égouts de Paris ainsi que la tour “d’Eiffel”, le grand ingénieur, et le Trocadéro ( qui s’excuse jamais en plus). Que des choses très classiques en somme pour des touristes expatriés en mal de monumentalités européennes.

Palais de la découverte, Paris, 2009

Palais de la découverte, Paris, 2009

J’oubliais avant d’aller voir les rats des égouts (ils sont 4 millions sous Paris d’après le guide), un passage devant le palais de l’Elysée nous a permis de nous mettre en condition pour la suite.

L'Elysée est à droite...
Le palais de l’Elysée est à droite…

L’antre de la République française dissimule ses beautés décoratives et architecturales aux yeux du public et le spectacle des journalistes tout affairés dès qu’une voiture aux vitres sur-teintées sortait du palais ou patientant sagement entre-temps comme des concombres de mer, le spectacle des gardes-du-corps/taxi partant en trombe dans Paris parce qu’on leur disait à l’oreillette d’aller chercher telle personnalité gouvernementale dans la minute, le cirque des gendarmes et policiers qui, pour certains se prenaient pour Billy The Kid, et tout le tin-touin qu’on peut imaginer à longueur d’année m’a fait prendre conscience à quel point, pour qui côtoie ces lieux quotidiennement, cela peut être attirant et même obsessionnel, maladif oserais-je dire.

Les sensations de pouvoir, d’antre sur-sécurisée, de saint-Graal, de sur-satisfactions intellectuelle et sociale qui peuvent en résulter dans maints esprits désireux de combler un vide personnel me sont apparus immédiatement. Je me suis un instant imaginé issu d’une riche famille intellectuelle parisienne du XVIème arrondissement afin de comprendre le processus qui amène à tant désirer  exercer pouvoir et obligations en ces lieux. Pression sociale, frustration et jalousie oeuvrent peut-être pour libérer les loups vers la friandise tant convoitée sans plus aucune réticence personnelle ou morale.

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Or toutes ces personnes (fonctionnaires ou non) qui s’agitent pour un dessein officiellement globalisé: celui de la France, concrètement œuvrent auprès et pour des hommes et des femmes ayant valeur et autorité sur l’ensemble de la nation, pour un temps donné bien évidemment.

Je repense à cette phrase d’un ex-ministre en mal de pouvoir qui affirmait penser à se présenter aux élections présidentielles le matin en se rasant. Il n’était (et ne sera) certainement pas le seul et bien d’autres n’oseront l’avouer bien évidemment mais cette singulière anecdote illustre parfaitement la convoitise que peut produire ce lieu surtout quand, en outre, on l’a approché au plus près, apprivoisé en quelque sorte au point qu’il devienne un second chez-soi, qu’on l’assimile à sa propre nature…

Ceci me fait donc penser que cette deuxième maison est en fait celle de son propre soi qui manque à l’appel de son contentement. La personnalité ne pouvant s’affirmer ( s’équilibrer faudrait-il écrire) complètement (ce qu’elle croit en tout cas) que dans l’acquisition de cette nouvelle propriété appelée pouvoir.

Tel un coït ininterrompu, la jouissance suprême ne peut survenir que dans l’accomplissement et l’accès à la plus haute marche. Ministre ou secrétaire d’état, diplomate ou parlementaire, ces titres ne peuvent contenter celui qui recherche l’estime des autres sans ambages ni modération. Car le palais de l’Elysée est bien un lieu où comme le roi en son temps il n’est point de sujets (du roi) affectant l’oeuvre et la suprématie du roi. Certes la Démocratie permet encore à certaines têtes d’émettre quelques réserves sur les politiques conduites en son palais mais raison gardée, ce palais de l’Elysée représente bien le symbole français de la puissance absolue.

Je comprends parfaitement qu’on puisse être captivé et obnubilé par tant de bienséances, de facilités, de largesses, de dorure et de repas gargantuesques et cela parmi toutes les autres facéties, non décrites, à disposition.

Je comprends aussi que cela puisse être le dessein d’une vie à défaut d’en être le destin.

Mais comme tout citoyen je crois aussi à la vérité d’une nation en tant que rassemblement d’un peuple vers un objectif commun malgré que chaque citoyen possède des désirs propres. Cette vérité on la nomme République, l’objectif est la démocratie et ce qu’elle soutient: liberté, égalité, fraternité. Ces mots perdent actuellement leur sens, ici comme ailleurs (ailleurs c’est pire, je sais) et j’eus d’ailleurs préféré que le mot nation fusse synonyme d’universel afin de rapprocher les peuples au lieu de les diviser.

Ainsi accéder au Graal suprême devrait se faire en toute honnêteté c’est-à-dire avec le sens du devoir, des responsabilités et sous couvert de sagesse. Or à leur manière les trois dernières personnes ayant eu accès au poste présidentiel ont fait leur chemin au moyen de méthodes indignes de leur fonctions. Ce n’est point un secret de polichinelle de savoir que “abattre l’ennemi” fait (faisait) du vocabulaire quotidien des derniers prestataires que ce soit en fonction ou pour gagner la fonction. La sélection naturelle de la République est ainsi faite qu’elle privilégie par principe ceux qui ont un comportement dominant et qui l’appliquent dès les premiers instants où le machiavélisme de leur jeux perfides peut se mettre en place.

Est-ce un mal? L’histoire de France a certainement permise quelques exceptions à cette règle pragmatique mais mes connaissances en ce domaine sont bien faibles pour pouvoir continuer cette discussion.

Reflets de vies

Reflets de vies

Alors où est le problème?

Le problème ce n’est pas les hommes (euh bon on pourrait aussi déblatérer longuement sous le ciel étoilé du désert de Gobi) mais le fonctionnement de la République qui permet les dérives que l’on observe depuis des décennies. Alors cette sixième République où la démocratie s’applique vraiment et où les citoyens participeraient à la vie collective au-delà d’un vote tous les 5 ans et d’ élections quelconques de temps à autre, c’est pour quand? Euh non… pas lui! S’il modifie quelque chose ce sera forcément pire.

On attendra alors…mais qui donc?

Ben sinon j’y ai bien pensé (je ne me rase qu’une fois par semaine donc ça limite les risques de crise…y’en a qui ont eu peur soudainement!) mais je préfère finalement aller en thébaïde dans l’Himalaya où singulier anachorète, l’univers entier m’appartiendra le temps d’une méditation.

Y’a pas d’raisons, moi aussi je suis fou!

La réalité pour rêve

Le chemin est la trace de ses propres pas

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