Mayotte H + 15

Encore deux semaines avant de quitter l’île, il me tarde de fuir cette chaleur qui décidément ne me conviendra jamais, si j’ai, quelque peu, désiré un peu plus de chaud au bout d’un an passé en Antarctique (un bain chaud tout simplement histoire de repartir pour un an…), la suffocation tropicale m’invita à quitter les lieux dès les premiers jours…

J’ai déjà épilogué longuement par le passé sur cela.

Je suis dans l’administratif en ce moment, recherche de logement, assurances, prise de rendez-vous futurs, déménagement de Mayotte, paperasses diverses (météo, et j’en passe) et à Mayotte tout prend 5 à 10 fois plus de temps qu’ailleurs, surtout par internet, je suis presque en travail à temps plein.

Maintenant il me faut faire une procuration pour avoir mon passeport avec visa indien, arrivé à la poste de Ganges…comme si je n’avais que cela à faire.

J’ai revu Gil et ses fils, Daniel, j’ai trainé ma savate à l’école des Roussettes pour une rencontre avec les enfants au sujet de la Terre Adélie qui s’est quasi transformée en fiasco puisque le lecture DVD et le PC ne lisait pas certains films et documents apportés sur ma clé).

Ce soir, ça chante à la mosquée à fond les ballons pour que même ceux qui ne s’en contrefichent en profitent bien toute la nuit histoire d’être en forme le lendemain et d’être parfaitement conscients qu’ils ne sont pas sourds. Je dormirai à la plage après le yoga puisque c’est ainsi, soit-dit en passant!

Allez zou, j’ai presque trouvé un logement à Tarbes même mais chut, demain c’est dimanche et c’est mon jour de repos.

Ah j’oubliais, toute personne qui verrait un parapluie de berger bleu outremer, de très grande taille ( >1 m de diamètre), avec pommeau rond et baleines en rotin peut signaler (et plus encore) à la personne qui le détient en main que c’est le mien, il a été volé en décembre lors du Noël des enfants de la DAF. Il n’y en a qu’un à Mayotte, y’a pas à se tromper. Faites-moi signe. Merci.

C’est de saison, à l’ail

Il est de saison que le soleil culmine à la verticale à Mayotte (89° 17′ à midi solaire ce 13 février), mais il y a d’autres choses qui sont de saison, comme les mangues, la publicité mensongère, les politiciens du même acabit. Mayotte poursuit sa route vers le conflit ethnique et social, vers la dégradation de son milieu et vers la tromperie générale, mais c’est la tendance du moment et ce n’est pas spécifique à cet ilot perdu.

Hier, (12 février, nda) j’ai pu observer avec quelles négligence et insouciance les mzoungous s’adonnaient au plaisir de randonner à pied dans la zone du récif frangeant, lorsque la marée, aux alentours de midi, était si basse que les rochers dépassaient parfois de l’eau. Mais le mzoungou a bonne conscience car il sait que c’est beau (c’est la nature, les poissons tout ça…) et que grâce à la législation française le lagon et ses alentours font parti à présent d’un parc marin, donc tout ira bien.

Les mahorais disent de moins en moins bonjour, exceptés les anciens qui sont polis et parfois un peu trop déférents envers le blanc (qui n’a pas plus de mérite que le mahorais en soi), la population continue de s’afficher et je cite en exemple ce mzoungou voisin dont la voiture est lavée chaque matin, avant que monsieur parte au travail, par une jeune dame, épouse ou femme de ménage, peu importe.

Comme Mayotte suit avec retard la métropole (qui tente de se mettre à niveau des USA) on assiste aux premiers exemples d’agression de prof dans les écoles mais rassurons-nous, bientôt nous serons tous tellement imprégnés de culture américaine que nous trouverons satisfaisant d’apprendre que c’est l’enfant du voisin qui a pété un câble dans l’école et pas le sien.

Partout il n’est question que de violence, dans les films et les jeux sous prétexte d’énigme ou d’intrigue policière, dans les dessins animés pour enfants ou ados dont les dialogues et les comportements sont basés sur le conflit et le dénigrement du prochain. Quelles sont les vertus des dessins animés actuels si ce n’est de mettre les enfants en condition suffisante pour ingurgiter de façon hébétée la publicité qui suivra et de les imprégner de culture occidentale individualiste.

La société s’évertue à opposer les gens et à prôner la compétition, dans le sport (pas la peine de disserter longuement puisque le sport est synonyme de dopage_ même ceux qui disent ne pas se doper prennent des cochonneries “saines” pour leurs épreuves car à partir du moment où il y a volonté d’être devant, il y a désir de montrer sa puissance_ donc altération du sens premier du sport qui devrait faire oeuvre d’équilibre physique et mental_ sinon on fait du sport pour le sport et il n’est alors nul besoin de se confronter à l’autre dans des épreuves imprimant le culte du “je suis le plus fort, admirez mon égo…”, dans les études, dans l’économie (pas de dessin non plus) et dans les relations sociales (puisque les valeurs d’entraides sont passées aux oubliettes depuis un bon moment, merci qui?).

Il est à voir à présent de quelle façon une partie (et heureusement il y a des individus jeunes, éclairés et conscients, j’en connais si, si) de la jeunesse imagine la notion de groupe ou de communauté: c’est juste un rassemblement d’individualités. Or la communauté vise avant tout à mettre des éléments en commun qui doivent donc apporter à chacun du groupe quelque chose d’impossible à mettre en oeuvre de façon solitaire_ ce que A. Jacquard et I. Prigogine appèlent les propriétés émergentes et ce que réfutait Jacques Monod dans sa vision mécaniste de la génétique.

Chacun apporte ce qu’il peut à sa manière (avec ses qualités) ce qui fait que chacun a un rôle utile, or quand le mot communauté ne signifie rien en soi, il y a alors un seul sens aux évènements: celui de l’individu (alisme) qui s’évertue à
ronger la branche sur laquelle il repose mais qu’importe puisqu’il trouvera ensuite une autre branche à ronger… s’il n’a point chû trop durement.

L’humain est ainsi fait que les sociétés modernes évoluent vers cela, c’est sans aucun doute une convergence des grands nombres, la complexité des échanges dans une population dépassant en nombre la capacité de chacun à appréhender et connaître l’autre (ce qui est déjà visible dans les villes de taille moyenne: au-delà du millier d’habitants) à laquelle s’ajoute la compétition (à la base des relations culturelles modernes), font évoluer les civilités vers la peur et le retranchement d’où sont issus le racisme et la patriotisme (volonté de sauvegarder ses attributs géographiques et culturels à cause justement des relations de compétition et de pouvoir entre les humains, développer l’argumentaire me serait trop long ce jour).

Rien n’est durable dans ce monde, que ce soit les civilités, les coutumes et cultures, les civilisations, les religions, les écosystèmes, la planète ou même l’univers appréhendé.

Quel sens à donner à la communauté alors? Le sens premier est celui du don, don de soi et de son temps, de ses capacités et du sentiment d’affection. Par sa conception, cela implique ainsi un devoir envers les autres, devoir qui prend sens par le truchement même de la mise en commun de la vie, d’une partie du chemin de chacun. Ce devoir est celui qui fonde la communauté, si les sectes ont le but de manipuler les esprits individuels pour les amener à accepter un seul discours et une seule voie en oubliant et en décriant tout le reste, l’esprit communautaire que j’appelle universel vise lui à l’émancipation des êtres dans le respect des idées de chacun pourvu qu’elles aient, ces idées, un sens humaniste fondamental et vision en conscience du monde. La communauté propose mais ne peut imprimer une seule conception aux choses.

Toute communauté religieuse ou athée qui prône une seule voie à la connaissance et à “l’étant” (” l’être-faire “) a un comportement sectaire.

Toute voie exclusive dans son principe même_ et qui n’accepte pas les différences factuelles_ est un leurre, par contre une voie peut être ainsi factuelle car efficace et éprouvée dans l’émergence de son but mais n’être pas principiale, ni doctrinale en vertu de sa qualité fondatrice.

Ainsi la voie du sport peut apporter un destin, des qualités à certains mais ne peut en aucune façon être la seule façon d’agir et la seule vérité (ceux qui ne font pas de sport sont tout aussi aptes à être dans la vérité), la voie religieuse devrait être similaire (c’est une voie mais à partir du moment où elle exclue la vérité de l’autre, elle devient sectaire et non humaniste, non universelle puisque excluant le mécréant ou le non croyant), la voie de l’intellectualisme est de même, la voie de la psychologie, la voie
de la philosophie, de l’intuitionnisme etc…

Tout ceci entre dans le grand jeu des mouvements d’idées et des conceptions de cosmogonies dont l’humain, à chaque dogme, s’évertue à en adouber la vérité depuis des millénaires, chacune dans son communautarisme approuvé et sanctuarisé.

Ainsi il n’est pas de sens premier (fondamental) aux choses si elles sont à vertu de rejet de celui qui ne les accepte pas (ces choses) comme principe.

Je suis ouvert à tout contre-sens (il doit bien y en avoir un, n’est-ce pas Kant?) implicite à cette dernière phrase, à évoquer dans un commentaire. Cependant, la vraie lecture ne peut évoquer de contre-sens au sens où il n’y a pas de sens en soi mais juxtaposition d’idées comme celle de l’idée de Dieu, nécessaire et incoercible car Dieu est idée avant tout et celle de l’existence de Dieu, qui est par contre ni démontrable, ni réfutable.

Aucun fait si puissant soit-il ne peut accréditer vérité à l’idée de Dieu, puisque ses attributs sont hors du temps et de l’espace accessibles à la raison. Or si idée il y a, la transposition en vérité incoercible ne peut s’atteindre, pas plus du côté de ceux qui ont la foi que du côté de ceux qui sont athées.

La voie ne peut ainsi rejeter quiconque comme le ferait un anti-gros, anti-noirs, anti-homos, anti-libéral, anti-alternatif, anti-tout sauf soi…mais est un seul et même sens d’acceptation de l’idée. La voie est donc multiple et ne peut en l’état être prétexte à accéder à l’idée existentialiste de mécréant ou d’opposant.

Cette notion ne doit pas faire oublier que s’il n’y a pas rejet de l’autre-soi, il peut y avoir évaluation et mise en abîme culturel, psychologique ou des qualités humanistes. L’athée pratique l’apostasie de toute foi (en toute bonne foi) de sorte que la foi en l’inexistence de Dieu est aussi une foi en soi. Il n’ y a ni dogme, ni vérité et seul le silence est vrai;

ce que Lao Tseu exprimait par “La plus grande révélation est le silence”.

Mickito

février 2012

Retour à Mayotte

Après deux semaines de vie tropicale, à suivre après un an de vie polaire, je suis encore sous l’influence adélienne, tant du point de vue de mon regard (je vois des icebergs sur la mer) que du point de vue de mes envies qui se résument à l’autarcie et la seule connaissance.

Oui les bananes mahoraises sont goûteuses, oui il fait bon nager dans le lagon mais après, à quoi bon?

Je n’ai en ce moment nulle envie de contact, ni de causeries, je n’ai en outre pas envie non plus de raconter mon expérience, ni de parler de la vie adélienne non pas qu’elle fût un mauvais souvenir, bien au contraire, mais elle est oralement difficilement partageable et je n’ai pas en ce moment loisir à m’étendre par écrit. J’ai besoin d’être seul (ou tout au moins de m’isoler) après avoir passé un an à côtoyer le monde polaire et son silence mystique.

Ce message a donc vocation à signaler aux personnes qui s’étonneraient de mon propre silence, depuis mon retour, que tout est normal et qu’il est aussi normal que je ne sois pas très bavard. Tout cela sera sans doute porté par écrit dans l’avenir.

Je prépare un voyage de deux semaines en Inde en mars (Taj Mahal, Varanasi, Haridwar, Rishikesh, McLeod Ganj) puis ce sera le retour vers la vie “normée” avec une approche non plus adélienne ou tropicale mais pyrénéenne cette fois.

Merci donc aux messagers de bonne année puisque je n’ai pas répondu à tous mais le coeur y est.

A une prochaine

Mick

Cours de natation et activités aquatiques à Mayotte: Eau-rizon

Juste un mot pour signaler la création d’une nouvelle structure permettant de s’adonner à des cours de natation (dans le lagon s’il vous plaît!) et autres activités aquatiques (voile, canoé-kayak, …).

Cela se passe à “Musicale plage” et c’est Nicolas, maître-nageur et ami, qui vous accueillera très sympathiquement pour tout vous expliquer et s’occuper de vous le cas échéant.

Pour l’appeler et savoir où, quand, comment, quoi…  06 39 6745 61

La structure est tout juste en train de démarrer, j’ai proposé à Nico d’en parler sur mon blog, soyez indulgent si tout n’est pas réglé comme sur des roulettes.

et bon appétit bien sûr!

…des fois que ça prendrait comme ça comme une envie de fraises.

bon allez zou au lit, il est déjà tard et je pars en vrille.

 

 

 

RAIDAMAZONES 2010

Un petit mot pour causer à postériori du Raidamazones 2010 qui s’est déroulé à Mayotte au mois d’octobre.

Fabienne faisait partie d’une équipe mahoraise, Les Doujas de Mayotte, une parmi  74 autres équipes, qu’elles soient de Mayotte, des autres  DOM-TOM ou de métropole…

Son équipe a terminé deuxième au général à l’issue d’une semaine d’épreuves diverses et variées: orientation, tir à l’arc, canoë, course à pied, VTT, escalade.

Je n’étais pas là pour voir les épreuves mais il semble que l’entraide et le caractère solidaire au cours de ce raid ont permis à l’ensemble des équipes de vivre une semaine pleine de bons souvenirs.

Vacances à Mayotte

Me voici de retour à Mayotte après trois mois passés en métropole.

Pas mal de choses se sont passées, dont celles concernant la préparation de l’hivernage en Terre Adélie qui seront relatées dans le blog: http://mickitoterreadelie.wordpress.com

Relatons tout d’abord ces quelques jours à Paris avant le décollage vers Mayotte.

N’ayant pas mon habituel guide complet des rues de Paris mais le petit plan délivré par la RATP, il m’était parfois utile de demander une direction et j’ai constaté que, d’une part en période de vacances scolaires il est parfois plus difficile de rencontrer un francophone qu’un anglophone dans Paris au point que j’en était venu à me parler tout seul en anglais…et à avoir des réactions comme ” quel couillon”, “oui”, ça va” spontanément en anglais. Du coup on me demandait parfois de quel pays je venais…bref ! Je répondais finalement “d’un peu partout…” avant de préciser les choses devant l’incrédulité de mes interlocuteurs.

Autre constatation, les parisien ne savent pas où ils sont! et oui, en demandant à plusieurs reprise mon chemin (vers où est la Seine? Direction de Champs Elysées? Direction du forum des Halles? etc. ) il m’a été délivré des directions totalement opposées et cela par des piétons, cyclistes ou conducteurs de véhicule. Certains m’indiquant le nord pour aller voir la Seine alors que j’étais rive droite vers Sébastopol, d’autres m’indiquant l’ouest, d’autres m’indiquant l’est, il m’a fallu un quatrième péquin, c’était devenu un jeu statistique (pour tester leurs réactions)…afin qu’on me donne le sud …le soleil couchant vers l’ouest confirmant en cela la qualité du conseil qui me fut donné.

On peut ainsi se demander si les Parisiens sont déboussolés ou s’ils prennent un malin plaisir à raconter n’importe quoi aux provinciaux!

Après avoir goûté aux joies de la fraîcheur automnale (c’est ma saison préférée),  les journées sans vent, ensoleillées, aux températures douces entre 10 et 20°C avec, pour écriture, les couleurs bariolées de la végétation, induisent des sentiments de légèreté et de calme indicible dans lesquels je m’enivre chaque année [passée en climat tempéré].

Ce lundi 1 novembre l’avion a atterri, en faisant une figure de style, un peu à droite, un peu à gauche, sur une roue, puis sur l’autre, et enfin un freinage digne de Fangio à la meilleure époque.

La lumière mahoraise, malgré la couverture nuageuse, était au rendez-vous, quelques minutes toujours surprenantes au sortir de l’avion, suis-je dans une serre? Ah oui c’est vrai c’est la chaleur tropicale…mais finalement le soleil étant filtré, la journée était très supportable. Ben oui je ne dénigre pas le climat mahorais quand il n’est pas au taquet!

Je ne décrirai pas la joie des enfants à mon retour, qui était partagée, puis cette partie de baignade à Sakouli, l’eau étant assez froide pour la saison, il m’a fallu 5 minutes pour arriver à entrer tout entier dans le lagon. Je m’attendais tellement à trouver une eau suffisamment chaude pour sauter directement dans l’eau que l’effort intellectuel pour intégrer la concentration nécessaire à l’immersion entière m’a figé comme un chat, coussinets nus dans la neige.

Il fait bon de retrouver des sourires, des couleurs, des visages épanouis après ces trois jours passés à Paris.

Il est assez hallucinant de voir tout le monde le nez dans son téléphone ou enfermé dans son ipod, tout de gris ou de noir vêtus…plus pressé que Flipper le dauphin à la rescousse de son ami Bud en détresse.

Quant aux beaux quartiers chics de Paris, compte tenu du côté “m’as-tu vu circuler là où se trouve le gratin social de Paris avec mon air suffisant et péteux?” il me semblait que j’entrais dans un monde irréel où les gens croient encore au père Noël de la supériorité humaine ou à l’âge ancien et révolu (enfin presque car il y a encore du boulot) où les femmes et les noirs étaient considérés comme des êtres sans âme.

Il est assez rigolo d’aller à la devanture d’une vitrine de montres à 25000€ et de placer d’un air joyeux et léger envers les huppés en fourrures qui léchaient la vitre: “comme c’est moche que tout cela”. Cela dit je ne dénigre pas les pures beautés des joyaux que sont des pierres d’exception (Golden Jubilee par exemple), aux éclats fabuleux ou à la translucidité exquise que la Terre a bien voulu forger en son sein.

Bref à part cela, les monuments parisiens sont toujours un émerveillement pour moi, il y a toujours au détour d’une avenue, une stèle, une sculpture, un bronze, un fer forgé, un or, une tour, une façade qui laisse stupéfait par tant de beauté.

Je ne me lasse jamais de repasser plusieurs fois par jour devant Notre-Dame, devant le Palais Royal, le long du Louvre ou du Panthéon ou de pénétrer sous des arches sculptées avec élégance.

Retour vers le futur

Débordé et pas eût le temps de terminer les toiles ni du coup de réserver une expo à la librairie pour novembre.

Pas le temps d’écrire sur le GR de Mayotte effectué sur 6 jours la semaine dernière sur tout le sud de l’île.

Pas le temps d’écrire sur les sauts de baleine à bosse de ce mardi à 15 mètres du bateau de Sea Blue.

Pas le temps de dire coucou à tout le monde ni d’écrire (excepté à tite soeur pour son anni…)

Juste le temps de faire les bagages et leurs 100 kg qui ne sont pas compatibles avec les 25kg autorisés en soute mais heureusement on est plusieurs…

Plus de peinture depuis 15 jours ou presque.

Des couleurs dans la tête.

ça fait peine de quitter Mayotte surtout en saison pas trop super archi chaude-pénible à souhait.

L’eau est froide pour y barboter longtemps: à 28°C on se les pèle dans le lagon….

Course de pneu où l’équipe de Fabienne est arrivée deuxième féminines mais comme la première équipe avait des hommes…bref Jack, que je salue en passant (mais sans pneu)  devrait revoir un truc qui colle pas concernant l’égalité des sexes pour les podiums.

Enfin bon on s’en fout après tout.

On est tous espagnol depuis trois jours…

Parce que oui là pour le coup on est pas du tout néerlandais….

Le foot on s’en fout mais j’ai regardé les derniers match au bar de la barge ….ben oui 4 matchs tous les 4 ans pour un gars qui râle sur le foot et son commerce ahurissant!

Pas vu Marcel le peintre depuis son vernissage et je lui fais un coucou en passant.

Pas revu Gil depuis le salon….pfff débordé que je te dis.

Avec tous les gens à revoir en novembre à Mayotte, ça va pas être facile….de tout assurer

L’IPEV donne du nouveau mais la météo reste sous silence.

Un été de fou à préparer mille trucs.

Titouan passe du CE1 au CM1…

Florian rentre en sixième (et oui déjà!).

Mimi aborde le CE1 en sachant lire (ouf).

Décollage ce jeudi matin…

Arrivée vendredi soir.

A tchao tout le monde.

course de pneus

la course de pneu 2010, c’est ce samedi 3  juillet, au départ du stade de Cavani, un pneu de scooter attend dans la maison, Fabienne n’a pas eu d’idée meilleure que de vouloir courir derrière un pneu usé…m’enfin moi, pendant ce temps je fais mes bagages pour bientôt et je vais être en surcharge, car m’enfin, tout mon atelier de peinture ne rentre pas dans une valise…

euh docteur, c’est grave?

Les zoos, dernieres prisons du peuple animal

Les zoos font encore partie de ces institutions du 18ème siècle liées à verse du public pour montrer, avant l’ère de la photographie et de la télévision, la vie sauvage des territoires inconnus ou des colonies.

A cette époque, on y mettait d’ailleurs non seulement des animaux étonnants et inconnus du public européen (singes, girafe, lion…) mais aussi des humains qu’ils soient tout simplement non-blancs (cf. film Man to man que je recommande vivement), nains, infirmes (obèses, homme-tronc,…), ou tératoformes (femme à barbe, homme à deux têtes, femme-serpent, siamois…).

"Homo gorilla "

De nos jours, on peut voir encore à quel point la thèse judéo-chrétiennes du créationnisme règne dans l’esprit de la société puisque le groupe humain se considère encore très au-dessus et bien à part du règne animal.

Persiste aussi la peur de la différence et de l’inconnu: en ce moment même en Tanzanie, les femmes, hommes et enfants albinos se font massacrer par des groupes armés, quand ce ne sont pas les gorilles, les léopards ou les éléphants qui subissent le sort funeste du fait des riches collectionneurs de trophées (mais c’est aussi plus compliqué que cela…), ce sont aussi les humains qui en pâtissent (les plus faibles ou marginaux) mais en général rien n’est innocent du point de vue économique et politique dans ces affaires.

Or, on ne le sait que trop bien, les fournitures nécessaires à tous ces massacres sont aimablement fabriquées et fournies par les pays occidentaux (USA, Russie, France, la Chine bientôt?) que ce soient les machettes ou les armes à gâchettes. Tout cela peut être documenté sur le net ou dans de nombreux ouvrages en bibliothèque…

Les journaux comme le monde diplomatique en parlent aussi de temps à autre, au fil de l’actualité.

Les zoos qui continuent à enfermer nombres d’espèces dans leurs prisons  sont bien souvent tout juste de taille à les faire survivre. Qu’une tortue vive dans un hectare ou qu’un éléphant y séjourne n’a pas du tout le même effet psychologique sur le bien-être de l’animal sus-dit.

Chacun qui a pu observer les grands primates en zoo, a pu constater à quel point leur regard n’a rien de celui d’un quelconque animal sans conscience. Ils sont tout simplement humains n’en déplaise à ceux qui ne voient en l’homme que le sommet ultime de l’évolution du cosmos. Que ce soient les dauphins, orques, otaries, éléphants, chimpanzés, orang-outan, félidés, ours ou gorilles (j’en oublie), leurs conditions de détention sont une épreuve quotidienne à leur sens de vie, à leur liberté, leur vie sociale et leur libre-arbitre.

Bien sûr dans certains zoo, les animaux y sont “bien” et s’y reproduisent, mais sous prétexte de préservation de l’espèce, combien d’animaux sont captués in situ en milieu naturel?

A présent les prêts, achats et échanges se font principalement entre zoos, mais on sait que les certificats falsifiés et les trafics sous-jasent sont légions. Les zoo ayant belle notoriété possèdent bien sûr toutes les garanties et papiers en règles pour la détention de ces animaux. Certains réintroduisent leur surplus en milieux naturels, mais ce qui est annoncé est bien joli car pour 1 réintroduction il y a eu 10 ou 100 captures que ce soit pour le commerce des cirques et zoo ou pour les collectionneurs (oreilles et mains de gorille, défenses d’éléphant, peau des félidés…) ou pour la pharmacopée asiatique (broyats d’os de mammifères tels que tigres, rhinocéros, etc.) et combien en sont morts? cela n’est pas dit dans la chanson.

A ce sujet la grande mode des “nouveaux animaux de compagnie” tels que Aras, pythons, crocodiles, et tuti quanti est un non-sens absolu. Pour un animal vivant en terrarium, 100 sont massacrés in situ ou dans le trafic qui lui est lié , sans compter que tout ce qui entre de manière “sauvage” dans les pays concernés (presque tous en somme) présente un risque de transmission et d’entrée de  nouvelles maladies, strictement animales ou zoonoses, soit par des porteurs sains, des animaux pathologiques (pathologie non observable pour le profane) ou en phase d’incubation.

Cela est dit en passant mais n’en déplaise au petits éleveurs de perroquets du Gabon, de tigre, d’anaconda et autres charmantes compagnies, cela devrait être purement et simplement interdit. Ce trafic génère lui aussi une forte destruction des milieux naturels…il suffit d’un petit voyage dans n’importe quel pays pour savoir sans qu’on ne demande rien,qu’on nous propose, à nous les occidentaux, maintes fois d’emmener un spécimen vivant indigène…geckos, oiseaux, croco, reptiles. Alors quand on en fait la demande il est possible de tout avoir..; ce trafic est bien sûr lié à la demande des pays riches mais surtout à la misère des pays tropicaux considérés, la population épuisant ses ressources pour le bien-être des autres, c’est toujours pareil, même causes et mêmes effets. Les industries et exploiteurs exploitent, les citoyens accaparent…

Les services vétérinaires pourraient en dire plus à ce sujet…

Quand les animaux échappent à cela, c’est leur milieu naturel qui se réduit en peau de chagrin (ce qui revient au même constat en terme de population au sein d’une espèce) . L’exploitation minière et les guerres entre ethnies avalisées pour la main-mise sur les richesses du sous-sol qui font des ravages (Congo, Rwanda, Angola…).

Quand on voit le nombre de zoos dans le monde et comment se réduit la part laissée à la faune (et flore) “sauvage”, il me semble qu’il y a là encore un aveuglement humain (du peuple commun qui va voir les jolies peluches au zoo mais qui blâmer? Les enfants qui enfin voient une autre vie que leur toutou et des poissons carrés…?) face au trafic juteux pour les autres mécréants de son espèce.

Je n’espère donc rien par cet article car cela ne remplacera pas Diane Fossey, les gorilles massacrés, les baleines et éléphants anéantis, les forêts équatoriales rasées…

Alors oui les scolopendres n’ont pas besoin d’un zoo pour survivre aux coups de savates humaines mais les pandas, les grands oryx, les tigres du Bengale ou les Gorilla gorilla beringei ne survivront bientôt plus que dans ces parcs d’attractions pour humains en mal de communication avec la nature (quand on voit leur attitude dans les zoo où dénigrement et mépris sont courants envers ces otages ça laisse songeur ), en mal de ce qu’ils perçoivent au fond d’eux-mêmes, avoir perdu à jamais…

Si l’Homme pouvait devenir aussi pacifique que les gorilles de montagne, le monde en serait bien changé et nous les “humains” aurions de nouveaux amis humanisé philosophiquement, à qui “parler”. Mais quand on voit que les peuples se bouffent entre eux, il n’est pas si étonnant que le règne animal quasi tout entier subisse le joug de son impérialisme inchangé depuis des siècles.

lien vers la page complémentaire associée, sur ce blog:

http://mickamayotte.wordpress.com/une-penseedes-humains/empathie-et-primatologie-de-la-realite-au-reel/

Chaud/froid à Mayotte, une légende pas glop!

Il fait à présent 28 ou 29°C en journée (quelques frissons et oui quand il y a du vent…) et la nuit vogue entre 24°C  (BRR ça caille!!! ) et 26°C.

Les alizés provoquent des vagues assez énormes dans le lagon, samedi nous avons pu constater et subir le jeu de rouleaux de près de deux mètres pour les plus hautes ondes. Quand ça tombe sur le dos ça donne l’impression de faire du catch contre Hulk…je dois dire que pour celles faisant un front de deux mètres je n’ai pas oser réitérer ma vaillance à faire du surf (sans planche) sur leur flanc, je choisissais plutôt de les traverser en plongeant, c’était plus reposant pour le corps.

Après cet interlude typiquement mzougou’land, encore un mot sur le climat.

Mayotte n’est pas l’endroit le plus chaud du monde (le sud-est asiatique avec ses moussons à 40°C doit être bien côté du point de vue chaleur ressentie et heureusement  la saison des pluies n’y dure que trois ou quatre mois) mais de grands voyageurs semblent pourtant dire que la chaleur humide sur la durée est épuisante…

D’ailleurs en saison des pluies je n’entends de la bouche même de ceux qui aiment la chaleur tropicale que des “qu’est-ce qu’il fait chaud! “,  “ohh la la …c’est épuisant”, “jsuis crêvé(e)” cela est aussi vrai pour les autos qui changent leurs pneus comme on change de chemise.

Le lagon, très vaste, fait tampon par ses eaux plus chaudes que l’océan et amène une situation sans contraste de température (sans brise) entre les eaux lagonnaires et la terre, en saison chaude, ce qui augmente la sensation de chaud par rapport aux autres ile comoriennes.

Des anciens (10 à 30 ans sous les tropiques) qui me disent qu’ils en ont marre de la chaleur et qu’ils n’en peuvent plus, qu’ils saturent, me confirment que je ne suis pas le seul à ne pas être à l’aise sous un soleil de plomb. De plus on me dit aussi souvent qu’à Mayotte il y fait plus chaud que dans les autres outremers. Mais les ont-dit n’ont pas valeur scientifique évidemment.

De toutes manières je ne vais pas dire que ça me va bien pour faire plaisir à ceux qui aiment ça (enfin ils disent ça quand ils sont sous la clim…laisse-moi rire Jeannot!).

Il est vrai comme je le disais, que vivre en homéothermie (une différence de 2°C est clairement perceptible que ce soit la nuit ou le jour) chaude amène une faiblesse des défenses naturelles envers le froid, chaque jour étant identique au dernier et pareil au suivant. Ici, le corps ne trouve pas d’autre activité que suer et encore suer, il ne sait plus ce qu’est un frisson. Bien sûr le corps se réhabitue petit à petit, l’esprit aussi, en jouant (non c’est pas dans les Comores ça) avec les couches de vêtements et les frissons quand il retourne au plus frais: à la Réunion ou aux latitudes plus élevées.

Mais cela nécessite au moins deux semaines de mise au frais dans la bac à légumes du réfrigérateur terrestre. Je n’oublie pas que la plupart des comoriens ne quittent pas les Comores de toute leur vie et souffrent eux aussi de la chaleur. Des arguments affirment que c’est à cause de cela qu’ils vivent peu vieux mais je pense que le critère de pauvreté est avant tout prégnant pour abaisser la longévité. Petit à petit avec la saison sèche et l’hiver austral, une sensation de froid apparait sous le vent ou dans le lagon (glacial qu’il était l’autre jour avec ses 26°C…), ou la nuit sans drap (les pieds froids!): c’est le grand retour des frissons!

Cependant si le frais est venu fin mai, il persiste la nuit jusqu’en septembre (19 à 23°C) mais le jour, la chaleur commence déjà à monter franchement dès le mois d’août.

Titouan et ses médailles (2ème crawl et dos, 3ème brasse) après les courses de l'école de natation

La latitude de Mayotte est de 12° sud, sachant que le tropique le plus proche est à 23° sud ( il correspond au solstice d’été austral: le soleil à cette date quand on est à la latitude 23° sud est à la verticale du lieu à l’heure midi vrai solaire), le soleil au 21 juin (le soleil est à la verticale du lieu à midi vrai à la latitude 23° nord) culmine ici à 90°- (23 +12)= 55° au dessus de l’horizon à midi.

Sachant qu’il est couché à 17 h en cette saison (nuit à 18h en saison sèche), dès 14h30 ou 15h en ce moment on sent le crépuscule arriver…

Par contre à 12° sud de latitude, Mayotte voit le soleil progressivement culminer au zénith en novembre, puis sa course fléchit encore vers le sud pour être à (90-12) 78° d’angle à midi au solstice de décembre, puis il repasse au zénith à midi vers mi-février (course verticale à midi de 23+23=46° en 6 mois mais ce n’est pas linéaire en progression, on tape sur 7 semaines de temps pour monter ou descendre de 12° de déclinaison, angle entre l’horizon et l’astre).

En avril il est donc à sa hauteur du solstice d’été austral ( décembre). Ainsi de début novembre à début avril (6 mois) le soleil culmine au minimum à midi à 78° au-dessus de l’horizon (c’est presque vertical). Pendant six mois le soleil semble au zénith à midi…

Et il faut attendre encore 1 mois et demi de plus de part et d’autre de ses six mois pour qu’il paraisse à la même hauteur à midi qu’un 21 juin à midi à Paris. De mi-septembre à mi-mai le soleil présente donc, à midi, un rayonnement au moins similaire à celui d’un mois de juin ou juillet en France.

C’est l’été pendant 9 mois.

Sauf que la sensation d’été on l’a plutôt en ce moment, c’est-à-dire pendant les mois de juin à août, le reste du temps étant une sensation de sur-canicule prolongée…

A bon entendeur si la canicule est ton dada: viens à Mayotte en décembre pendant tes congés ou en février au lieu d’aller au ski détruire les plantes des montagnes, tu pourras toi aussi fondre comme neige au soleil!

Allez zou c’est ma dernière prose contre cette chaleur avant un an et demi.

A l’instant, il y a trois heures quand même, un nouvel évènement a refroidi l’attrait des tropiques: une scolopendre de 15 cm de long  s’est subitement vexée que je lui mis mon petit orteil entre les crochets…il faut dire qu’il n’avait rien à faire d’autre que trainer dans mon pantalon qui trainait lui aussi par terre.  Après avoir retiré cet ustensile qui nous sert habituellement à cacher nos jambes du soleil ou à les protéger de multiples choses, tel un asticot dans un sac de jute…je bondis vers la cuisine, rageur comme puma devant un lièvre, pour me mettre le pied dans une gamelle d’eau chaude à 55°C ou 50°C je n’ai pas pris soin d’en mesurer exactement la température.

Pour imaginer la douleur d’une morsure de (grande ) scolopendre c’est sans doute du même ordre qu’un franc écrasement de pouce dans l’entrebâillement d’une porte qui peut lancer une douleur vive pendant une bonne heure (c’est du vécu). Imaginons une guêpe qui pique (c’est du vécu aussi), et bien le scolopendre c’est un peu comme 10 guêpes en même temps au même endroit et ça dure presque une heure sans fléchir…

Cela dit, l’action de l’eau chaude a du altérer en grande partie le venin thermolabile. Le vinaigre a permis la résorption du bleu qui s’était formé quasiment immédiatement.

spécimen: la tête du scolopendre est habituellement attachée au corps, la tête du balai aussi... (photo: Florian) le manche n'ayant pas résisté à l'impact.

Les commérages locaux affirment que les petites scolopendres font plus mal que les grosses!!!

Quelle idiotie et idée stupide qui se confirment ici.

Si la piqure d’une grande scolopendre a peu provoqué de douleur à certains c’est qu’elle a soit omis l’injection de venin (elle teste ainsi les  surfaces rencontrées), soit qu’elle n’en a injecté que peu car la plupart de ses proies ne nécessitent certainement pas une pleine dose. Nombre de serpents venimeux agissent ainsi: morsure sans venin ou dose minimale injectée (Voir guide des serpents d’Afrique occidentale, de Jean-françois Trape et Youssouph Mané, IRD éditions).

C’est d’ailleurs probablement une des raisons (la résistance individuelle en est une autre) pour laquelle certaines personnes s’en sortent assez bien après avoir été mordu par une vipère africaine.

Ayant agressé l’intrus, je pense avoir reçu une bonne dose qui, sans ce traitement immédiat à l’eau brulante, eut sans été encore bien plus pénible.

Donc je défends la thèse, n’en déplaise aux légendes circulant sur l’île,  que les grands scolopendres sont plus douloureux et nécrosants que les petits… je déconseille d’ailleurs à tous les enfants de subir cette mésaventure.

La seule différence entre le venin de deux scolopendres peut être leur concentration, la quantité de venin (morsures à intervalles de temps rapprochés diminuant les réserves ou morsures à faible injection) et la profondeur de la morsure, les venins pour une même espèce ayant globalement la même composition chimique.

Les mahorais diraient que ce sont les mauvais Djinns (esprits ou ancêtres) qui entrent dans la maison pour punir d’un péché. Et bien dans ce cas il va me falloir aller à confesse, ce sera peut-être plus efficace que de donner des coups de balais aux bestioles. C’est marrant mais hier soir j’ai pressenti qu’il y avait une scolopendre dans la chambre, une fois couché comme une larve prête à entrer dans le bocal gorgé des fruits d’Hypnos le courage memanqua pour déménager toute la chambre. Maintes fois il serait sage d’écouter ses petites voix…

cqfd: les coups de chaud à Mayotte, ça refroidit aussi!!!

Enfants malgaches de Mamoudzou

Une dernière photo, à l’initiative de ces enfants qui, toujours joyeux, sont de vrais rayons de soleil qui ne brulent pas la peau comme  Râ au zénith mais allument en chacun une magnifique lumière. L’esprit du peuple malgache se retrouve ainsi parmi des souvenirs que je raconterai une prochaine fois.

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