Mon email…

Comme certains cherchent à me joindre par mail, voici mon adresse qui doit être rectifiée selon l’indication plus bas:

mickael.biteau4497@@@orange.fr

 

Important:

l’adresse exacte apparaitra en  retirant @@ , ceci afin d’éviter les spams par les aspirateurs de site.

Triathlon de Mayotte

Voilà comme j’en avais parlé il y a une semaine, le triathlon a eu lieu ce dimanche à Sakouli.

Le lagon était un peu houleux par rapport à la saison des pluies car les alizés soufflent maintenant chaque jour.

Recommendations avant le départ

Recommandations avant le départ

n°37 au départ

n°37 au départ

750m de natation ont permis à Fabienne de sortir de l’eau parmi les tous premiers.

Le plus dur c'est de sortir

Le plus dur c'est de quitter la poussée d'Archimède, enfin bon c'est relatif, dans l'air elle existe aussi...mais elle n'est pas autant utile.

La suite avec l’épreuve de cyclisme a été moins performante puisqu’il a fallu 1 heure à Fabienne pour faire les 22km à vélo.

pendant ce temps-là

Pendant ce temps-là...

A ce propos Fabienne s’est acheté un vélo d’occasion vendredi soir pour le triathlon, vélo qu’elle n’a même pas pris soin d’essayer, ce qui lui a valu une déconvenue puisque le petit pignon de ce bicycle n’offrait pas suffisamment de développement pour atteindre une vitesse de croisière efficace, en gros le vélo moulinait et sur route c’est pas ce qu’il y a de mieux…surtout pour une course. Mais au moins c’est la faute de son vélo et pas du mien!

Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins....

Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins....

Ne la voyant toujours pas venir au bout de 45-50mn, j’ai compris qu’un souci avec ce vélo avait eu lieu mais ce n’était que le vélo en lui-même qui n’allait pas, Fabienne a reconnu que c’était un mauvais choix pour une course…

Démotivée par son vélo piètre coursier et à constater que des concurrentes toutes fraîches la doublait alors qu’elle savait être en tête après la natation elle n’a pas percutée qu’il y avait en parallèle le triathlon par équipe (en relais pour chacune des épreuves)… et que certaines concurrentes en course à pied étaient forcément en avance sur son temps puisqu’elles ne faisaient qu’une seule des 3 épreuves.

Ainsi elle n’a pas forcé sur la course de 5km…ce qui est très étonnant de sa part. Je crois qu’il lui manquait son soutien de toujours…”le père Gégé” qui lui aurait certainement indiqué tous les éléments (temps des concurrents, temps intermédiaires etc.) nécessaires à la course au lièvre et qui l’aurait motivé mieux que je ne l’ai fait… au cours des 4 tours de la course à pied elle a même pas vu que j’étais là, de plus elle n’aurait pas apprécié que je lui dise qu’elle se trainait… (ce qu’elle a confirmé par la suite!) et pour une fois, je ne suis pas ironique sur ce coup-là.

A l'arrivée

A l'arrivée

Mais Fabienne, avec son train-train de touriste a tout de même fini 2ème femme au général à 2mn derrière une femme vétéran et première de sa catégorie d’âge avec un temps d’1h45 environ.

Pendant ce temps-là...

Pendant ce temps-là...

“..ah bon maman est arrivée?”

Voilà c'est fini

Voilà c'est fini

Fabiene est ravie d'avoir cette coupe chinoise inutile...

Fabienne est ravie d'avoir reçue cette coupe chinoise aussi inutile...que moche, là elle est d'accord avec moi comme quoi nos avis à propos du sport finissent par converger!

Puis ce fut au tour de Florian:

50m de nage

bonnet rouge

En bonnet rouge...

et 600m de course à pied sur le sable

5ème c'est bien quand on termine presque dernier de la nage.

5ème c'est bien quand on termine presque dernier de la nage.

les eaux côtières...plus brunes que vertes

les eaux côtières...qui restent encore plus brunes que transparentes (l'horizon penche c'est sans doute parce que le Terre est bancale en ce moment!)

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En mai, dents-sont zen-joie.

Voici le mois de mai et les frères nuageux volent au vent.

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Les alizés sont là depuis un mois, malgré qu’ils s’en aillent aussi vite qu’ils soient venus. Normal en ce qui concerne le vent, on en parle à peine qu’il est déjà plus loin, difficile d’affirmer que les alizés sont là dans ce cas!

L’air est “frais” quand il ne fait pas chaud!

Mais non mais non, un iceberg n’a pas fait le voyage jusqu’à notre île sympathique, c’est juste que lorsqu’il fait 30°C au lieu de 34°C on a l’impression de mieux respirer mais ce n’est qu’une fausse impression, toute imaginaire.

Pour ceux qui suivent (levez la main que je vous compte. Deux mains levées? Bon c’est déjà ça Ah c’est la même personne, alors si c’est toi la seule personne qui suit, chapeau_ou béret, tu as toute ma considération car moi-même j’aurais du mal à tout suivre), j’avais parlé l’autre jour d’une connaissance dont les colocataires avaient subi deux agressions à deux ou trois semaines d’intervalle, avec vol de papiers et de voiture devant leur lieu d’habitation. Cette fois-ci c’est leur appartement qui a été presque entièrement vidé de son contenu.

Je ne ferais pas plus de commentaires mais comme je l’ écrivais dans un article précédent, la vie à Mayotte peut parfois ressembler au cauchemar quand le sort s’acharne. Et il ne suffit pas d’habiter au milieu des villages ou d’avoir un bon contact avec la population pour espérer être tranquille du point de vue des vols.

Blogs divers et expériences des wazoungous ou des mahorais montrent que tout le monde peut devenir une cible un jour ou l’autre.

Les mahorais  ne sont pas les derniers à subir les vols et je ne pense pas qu’il faille mettre la responsabilité sur les “clandestins”, il y a de tout et surtout un grand trafic avec l’île d’Anjouan: les kwassas kwassas amènent les anjouanais et repartent (quand ils ne sont pas interceptés par les gendarmes) garnis de toutes choses choisies chez les uns ou chez les autres: ordinateur, moteur de bateau, motos…etc.

Quand ce n’est pas le marché local (troc ou annonces) qui permet d’écouler les stocks.

Une amie, de passage sur l’île une semaine pour son travail, s’est fait voler son appareil photo (sans qu’elle s’en aperçoive) lors d’une discussion banale assise à côté de quelqu’un devant la Poste. Quand on ne se méfie pas on est une cible facile malgré le fait que cette personne ait vécu de nombreuses années en Afrique. Mayotte n’est pas le Bénin, le Mali, l’Ethiopie ou le Sénégal, c’est Mayotte tout simplement, avec ses à-côtés maintenant légendaires!

Je ne vais pas multiplier les exemples car cela devient rengaine mais ces anecdotes  illustrent mon propos ajoutés en introduction de ce blog. Mayotte ça peut être super bien ou très pénible et ce n’est pas forcément une question de choix personnels.

Quoi d’autre?

La petite semaine de vacances scolaires se termine.

Demain soir Marcel Séjour fait un vernissage à côté du Conseil Général, j’espère ne pas oublier…

Oui car j’oublie beaucoup de choses comme la semaine dernière où, inscrit par téléphone à une séance/stage de danse contemporaine j’ai tout simplement zappé l’heure, ça m’est sorti de la tête mais je n’ai pas raté celui de samedi dernier. Trois heures de danse alors que cela fait 10 mois que je n’ai pas fait de pratique assidue, résultat: je suis complètement rouillé ce dimanche, presque transformé en vache laitière tellement je dois être imbibé d’acide lactique. Des sensations un peu retrouvée, entre calme, musique, mouvements et silences.

Jeff (de la compagnie ….je ne retrouve plus le papier…) qui faisait le cours connait de renommée James Carles dont l’école de danse est réputée bien au-delà des murs de Toulouse mais il ne connait pas Kassam Baïder (créateur du festival de danse et d’arts Ravensare à Toulouse) alors que celui-ci est d’origine malgache, cela m’étonne car des compagnies de qualité sont sélectionnées pour ce festival mais bon on ne peut pas connaître tout le monde non plus.

J’ai ainsi appris que ces séances de danse existent depuis septembre, un après-midi par mois…bon bah maintenant que je suis avisé, tout va bien. Indépendamment, il paraît qu’une école vient de s’ouvrir, à voir…

Fabienne depuis trois semaines un mois se prépare pour un triathlon qui aura lieu dimanche prochain, au départ de Sakouli-plage : natation, vélo, course respectivement 750m, 22km, 5km. Elle râle parce que mon vélo n’est pas parfait: le pédalier louvoie, la chaîne saute (parce qu’elle n’est habituée qu’à moi), il est lourd…oui mais le mien au moins il n’est pas encore volé!

Sur la route de Sakouli...

Sur la route de Sakouli...

Quelques aquarelles se poursuivent, une dernière ce jour faite rapidement juste de mémoire: le Pic d’Ossau vu depuis les lacs d’Ayous, j’en suis assz satisfait compte tenu que je n’avais pas le modèle sous les yeux. Le baobab/orage est fini, le zébu ce sera pour demain matin dont j’espère la finalisation ultime et le requin mangeur d’homme n’attend que son modèle car j’ai fait le dessin il y a trois semaines déjà mais je ne sais plus dans quel bouquin j’ai pris le modèle, il va falloir que je retourne à la bibliothèque le retrouver pour pouvoir colorier le papier.

Les photos de ces peintures ce sera pour plus tard et dans une page consacrée, comme d’habitude.

Jeudi, un dentiste super sympa ( c’est pas une blague, pour une fois que je vais voir un dentiste la fleur aux dents!) me mettra une couronne sur une molaire fatiguée par le temps. Au moins la douleur qui me lançait depuis quinze ans et qu’aucun dentiste n’arrivait à conjurer devrait disparaître vraiment, j’espère.

J’ai découvert un petit magasin de légumes dans la zol N.E.L. de Kawéni, en fait c’est un gars qui cultive juste derrière le bâtiment de vente, c’est donc tout frais et les prix sont honnêtes; pour les lecteurs de mayotte: je donne le lieu, c’est juste à côté de la fourrière à zébus. Oui parce qu’il y a eu une fourrière à zébus… qui ne fonctionne plus faute de crédits inféodés.

A la prochaine.

La nuit à musical plage

La nuit à musical plage

Quelques photos de Musical Plage… le week-end dernier nous avons pique-niqué sur la plage une fois la nuit venue en attendant le ptit concert qui avait lieu. Globalement c’était pas super par contre j’ai fait des photos…dont vous ne verrez pas l’essentiel, ça m’a occupé pendant que les musiciens accordaient leurs instruments: grosso modo (un rappel booléen), 30 mn de mise au point pour 10mn de musique! pas glop! On s’est éclipsé pas très tard à vrai dire.

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Musical Plage, sous la lune

Musical Plage, sous la lune

Le rien en chaque instant

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Un océan nous entoure, un lagon nous entoure, une lumière nous entoure, que ce soit de part et d’autre de l’île on est entouré, bercé immanquablement par ce lagon, aux gris subtils et bleuissant, qui s’offre presque au détour de chaque colline, par cet océan qui se dessine en surimpression à basse marée, par cette lumière qui jusqu’au soir nous aveugle presque mais qui parfois sort de son grand chapeau des éléments lumineux qui eurent dévié Maxwell lui même  de sa trajectoire de rédaction des lois de l’électro-magnétisme.

 Ce matin-là.

C’était un des plus beau spectacle coloré qu’il m’ait été donné de voir avec les couchers de soleil inondant de rose les soirées de mon enfance, les bleux et violets du crépuscule, les intenses raies spectrales des expériences de physique ou avec les solutions chimiques d’étalonnages spectrométriques aux teintes si pures, les parures des arbres à l’automne dans les montagnes pyrénéennes ou celles des arbres des forêts tropicales mahoraises en été austral, sans oublier les premières franges sous-marines des tombants tropicaux.

 Ce matin-là Mayotte prennait des allures de grande parade spectrophotogénique.

Des milliers de cadrages pour qui voulaient faire ses cartes postales s’offraient au regard.

Il y avait de milliers de rochers où contempler l’âme de la lumière.

Il y avait des milliers de grains de sable où poser ses globes fessiers comme deux yeux s’approprient l’espace.

Il n’ y avait …personne bien souvent pour réceptionner les voluptés de ces câlines colorations.

Il y avait l’espace et le soi comme un être sans nom qui traverse la vie le temps d’un parcours.

Il y avait le chemin de l’espace jusque dans le changement d’état des cônes et des batonnets qui initient la pensée illustrée dans son chemin immatériel.

Il y avait l’un et le dernier, outil ultime entre lui et moi.

Il y avait chaque silence des cosmogonies humaines.

Il y avait chaque brin de rêve sur chaque photon.

Il y avait du sel dans la mer des délices.

Il y avait le rien en chaque instant.

 

25fev-166

 

 

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