Les zoos font encore partie de ces institutions du 18ème siècle liées à verse du public pour montrer, avant l’ère de la photographie et de la télévision, la vie sauvage des territoires inconnus ou des colonies.
A cette époque, on y mettait d’ailleurs non seulement des animaux étonnants et inconnus du public européen (singes, girafe, lion…) mais aussi des humains qu’ils soient tout simplement non-blancs (cf. film Man to man que je recommande vivement), nains, infirmes (obèses, homme-tronc,…), ou tératoformes (femme à barbe, homme à deux têtes, femme-serpent, siamois…).
De nos jours, on peut voir encore à quel point la thèse judéo-chrétiennes du créationnisme règne dans l’esprit de la société puisque le groupe humain se considère encore très au-dessus et bien à part du règne animal.
Persiste aussi la peur de la différence et de l’inconnu: en ce moment même en Tanzanie, les femmes, hommes et enfants albinos se font massacrer par des groupes armés, quand ce ne sont pas les gorilles, les léopards ou les éléphants qui subissent le sort funeste du fait des riches collectionneurs de trophées (mais c’est aussi plus compliqué que cela…), ce sont aussi les humains qui en pâtissent (les plus faibles ou marginaux) mais en général rien n’est innocent du point de vue économique et politique dans ces affaires.
Or, on ne le sait que trop bien, les fournitures nécessaires à tous ces massacres sont aimablement fabriquées et fournies par les pays occidentaux (USA, Russie, France, la Chine bientôt?) que ce soient les machettes ou les armes à gâchettes. Tout cela peut être documenté sur le net ou dans de nombreux ouvrages en bibliothèque…
Les journaux comme le monde diplomatique en parlent aussi de temps à autre, au fil de l’actualité.
Les zoos qui continuent à enfermer nombres d’espèces dans leurs prisons sont bien souvent tout juste de taille à les faire survivre. Qu’une tortue vive dans un hectare ou qu’un éléphant y séjourne n’a pas du tout le même effet psychologique sur le bien-être de l’animal sus-dit.
Chacun qui a pu observer les grands primates en zoo, a pu constater à quel point leur regard n’a rien de celui d’un quelconque animal sans conscience. Ils sont tout simplement humains n’en déplaise à ceux qui ne voient en l’homme que le sommet ultime de l’évolution du cosmos. Que ce soient les dauphins, orques, otaries, éléphants, chimpanzés, orang-outan, félidés, ours ou gorilles (j’en oublie), leurs conditions de détention sont une épreuve quotidienne à leur sens de vie, à leur liberté, leur vie sociale et leur libre-arbitre.
Bien sûr dans certains zoo, les animaux y sont “bien” et s’y reproduisent, mais sous prétexte de préservation de l’espèce, combien d’animaux sont captués in situ en milieu naturel?
A présent les prêts, achats et échanges se font principalement entre zoos, mais on sait que les certificats falsifiés et les trafics sous-jasent sont légions. Les zoo ayant belle notoriété possèdent bien sûr toutes les garanties et papiers en règles pour la détention de ces animaux. Certains réintroduisent leur surplus en milieux naturels, mais ce qui est annoncé est bien joli car pour 1 réintroduction il y a eu 10 ou 100 captures que ce soit pour le commerce des cirques et zoo ou pour les collectionneurs (oreilles et mains de gorille, défenses d’éléphant, peau des félidés…) ou pour la pharmacopée asiatique (broyats d’os de mammifères tels que tigres, rhinocéros, etc.) et combien en sont morts? cela n’est pas dit dans la chanson.
A ce sujet la grande mode des “nouveaux animaux de compagnie” tels que Aras, pythons, crocodiles, et tuti quanti est un non-sens absolu. Pour un animal vivant en terrarium, 100 sont massacrés in situ ou dans le trafic qui lui est lié , sans compter que tout ce qui entre de manière “sauvage” dans les pays concernés (presque tous en somme) présente un risque de transmission et d’entrée de nouvelles maladies, strictement animales ou zoonoses, soit par des porteurs sains, des animaux pathologiques (pathologie non observable pour le profane) ou en phase d’incubation.
Cela est dit en passant mais n’en déplaise au petits éleveurs de perroquets du Gabon, de tigre, d’anaconda et autres charmantes compagnies, cela devrait être purement et simplement interdit. Ce trafic génère lui aussi une forte destruction des milieux naturels…il suffit d’un petit voyage dans n’importe quel pays pour savoir sans qu’on ne demande rien,qu’on nous propose, à nous les occidentaux, maintes fois d’emmener un spécimen vivant indigène…geckos, oiseaux, croco, reptiles. Alors quand on en fait la demande il est possible de tout avoir..; ce trafic est bien sûr lié à la demande des pays riches mais surtout à la misère des pays tropicaux considérés, la population épuisant ses ressources pour le bien-être des autres, c’est toujours pareil, même causes et mêmes effets. Les industries et exploiteurs exploitent, les citoyens accaparent…
Les services vétérinaires pourraient en dire plus à ce sujet…
Quand les animaux échappent à cela, c’est leur milieu naturel qui se réduit en peau de chagrin (ce qui revient au même constat en terme de population au sein d’une espèce) . L’exploitation minière et les guerres entre ethnies avalisées pour la main-mise sur les richesses du sous-sol qui font des ravages (Congo, Rwanda, Angola…).
Quand on voit le nombre de zoos dans le monde et comment se réduit la part laissée à la faune (et flore) “sauvage”, il me semble qu’il y a là encore un aveuglement humain (du peuple commun qui va voir les jolies peluches au zoo mais qui blâmer? Les enfants qui enfin voient une autre vie que leur toutou et des poissons carrés…?) face au trafic juteux pour les autres mécréants de son espèce.
Je n’espère donc rien par cet article car cela ne remplacera pas Diane Fossey, les gorilles massacrés, les baleines et éléphants anéantis, les forêts équatoriales rasées…
Alors oui les scolopendres n’ont pas besoin d’un zoo pour survivre aux coups de savates humaines mais les pandas, les grands oryx, les tigres du Bengale ou les Gorilla gorilla beringei ne survivront bientôt plus que dans ces parcs d’attractions pour humains en mal de communication avec la nature (quand on voit leur attitude dans les zoo où dénigrement et mépris sont courants envers ces otages ça laisse songeur ), en mal de ce qu’ils perçoivent au fond d’eux-mêmes, avoir perdu à jamais…
Si l’Homme pouvait devenir aussi pacifique que les gorilles de montagne, le monde en serait bien changé et nous les “humains” aurions de nouveaux amis humanisé philosophiquement, à qui “parler”. Mais quand on voit que les peuples se bouffent entre eux, il n’est pas si étonnant que le règne animal quasi tout entier subisse le joug de son impérialisme inchangé depuis des siècles.
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Plusieurs milliers de milliards d’étoiles ont posé sur cette photo…et malgré cela l’Homme se croît tellement important dans l’univers! Impermanence …de l’humanité et du reste!