Un lundi ensoleillé…
Ce n’est pas Claude François qui a inspiré ce titre, c’est la lumière de Mayotte.
Le matin je conduis Fa et Titouan au travail et à ‘école à Kawéni mais comme le chemin du retour est on ne peut plus bouché (comme d’hab), Emilian et moi allons dans Kawéni-forêt nous balader une petite heure (parce qu’après il commença à faire chaud et nous n’avions pas notre panoplie de survie: eau et machette!).

Terrain vague entre bangas et tôles

Entre 2 coins de verdure

Où est Mimi?


Devant les bambous!

forêt clairsemée

Jeune baobab
Nous longeons le fleuve qui sert de lavoir en contre-bas.

Les roussettes crient en haut d'un arbre


Les jaques...plus lourds fruits du monde devant les coco-fesses
A ce propos j’ai essayé de couper une jaque que j’avais récolté en forêt il y a un mois: le suc laiteux de la chair de la jaque collait partout sur le couteau, j’ai eu un mal fou à tout nettoyer.
Soit-disant qu’il faille mettre de la farine pour faire la découpe, mais vu que ce jus se comporte comme une vraie colle très adhérente je doute de l’efficacité du procédé que j’ai vainement tenté de mettre en œuvre…de plus l’odeur très forte m’a fait renoncer à toute dégustation.
Au début cela semblait sentir bon, c’était une odeur sucrée qui s’en dégageait mais cela est devenu vite très prégnant et un double sentiment attraction/répulsion ajouté à cet imbroglio collant m’a fait tout mettre au rebuts. Les mahorais en sont friands…
Les enfants toujours heureux de poser…c’est pas comme les parents!

Les enfants toujours heureux d'être pris en photo
L’après-midi, Fabienne étant au travail, Mimi à l’école et Titouan au centre aéré, Florian et moi décidons d’aller à Petite Terre.

Plongeon dans le port de Mamoudzou

Le futur marché couvert
Le marché couvert ouvrira ses portes lorsque les problèmes de malversations financières et de malfaçons seront résolus ou oubliés…

La barge des camions qui repart
Une fois atterri à Petite Terre, Florian et moi en cet après-midi de lundi allons à la plage de Moya. Il est surprenant de constater la tranquillité qui règne à Petite Terre: quasiment pas de voitures, peu de monde dans les rues mais des gens qui semblent très sereins. Je retrouve cette tranquillité et l’ impression de calme montagnard ou l’ambiance des sous-bois littoraux aquitains, peu avant d’arriver à la plage. Arbres et fourrés d’arbrisseaux et de lianes le long du chemin de terre offrent un environnement privilégié. La plage est peuplée d’une dizaine de personnes répartie en deux ou trois groupes.
L’eau est très chaude sur le bord et il faut aller à plus de 50 mètres du bord (c’est marée basse) pour enfin trouver une faible sensation de “moins chaud”. Cet endroit est réputé pour ses requins (de toutes tailles) qui passent parfois faire un coucou aux baigneurs.

Moya

Un superbe après-midi

Le calme de Moya
Le soir au retour sur la barge…tiens ça rappelle l’estuaire de la Loire!
