Du sens du gène, l’humanité dans les gènes ou la gêne d’être un humain

Voici un point de vue de Jacques Testart -Biologiste sur la thérapie génique.

“La recherche en médecine est depuis toujours intimement liée à la notion de « progrès de l’humanité ». Mais cette vision aveuglante fait oublier que la thérapie génique, tout comme les OGM, a tendance à réduire la complexité du vivant en l’assimilant à une sorte de Meccano dont on pourrait changer les pièces. En suscitant de faux espoirs, la thérapie génique pourrait conduire à un échec d’autant plus douloureux qu’il aura été coûteux”….

La suite :

http://jacques.testart.free.fr/site/index.php/texte755

N’ayant aucun bagage scientifique sérieux me permettant d’avoir un point de vu valable et de qualité, je laisse soin aux vétos et biologistes de passage, s’ils le souhaitent, de donner leur avis, mais les autres ont aussi le droit d’avoir des idées, des critiques et des choses à formuler bien entendu! Pas de véto (dirait maître Capello) ici tout le monde a son mot à dire! L’argumentation des plus pointus permettant à ceux n’ayant pas les armes culturelles de forger leur opinion.

Le téléthon vu d’un autre oeil:

http://www.portailhandicap.com/2006/article-268-telethon.la.grande.escroquerie.html

La crédibilité des arguments de cet article faillirait-elle avec cette crème à la progestérone à 2€ pour empêcher la déclaration de la maladie de Duchêne? Cet argument me paraît douteux sans enlever vérité à d’autres faits sans doute réels.

N’étant pas au courant de ce domaine financier de la recherche génétique et pas trop le temps de m’y consacrer mais au vu du tout “génétique” mis en place dans tous les domaines au détriment de l’écologie, de la sociologie, et surtout de la systématique dont on peut illustrer les dégâts par la méconnaissance réelle du monde naturel: dans bien des domaines: lichenologie, entomologie, botanique, et tant d’autres dont je ne connais même pas le nom (spécialités des méduses, coraux, anémones…j’en “passe”).

Le Monde du 27 juin 2006:

<<Les besoins sont énormes. Il y a actuellement 1,8 million d’espèces connues au monde, mais les scientifiques en dépistent environ 16 000 à 17 000 par an. Personne ne peut dire combien il en reste à découvrir – 5,10 ou 50 millions ? – surtout si l’on tient compte des micro-organismes et des parasites. A ce rythme, et avec les méthodes actuelles, “il faudrait plus de mille ans avant que l’ensemble des espèces végétales et animales ne soient recensées. Et beaucoup d’entre elles auront disparu avant même leur découverte”, insiste Simon Tillier.”>>

De plus quand j’apprends que le panda est plus proche génétiquement des Mustélidés que des ours, soit, mais pour sa survie le panda doit-il être plutôt considéré comme une fouine ou comme un ours? Au quotidien, le panda subit-il des contraintes et réagit-il plutôt comme une belette ou de manière plus proche que le ferait un ours (contraintes de tanière, de territoire, d’alimentation, de maladies, de braconnage)? S’il est certes utile et révolutionnaire d’envisager la phylogénie sous un angle génétique en complément des critères morphologiques et physiologiques, il serait bon de ne pas oublier que nombre d’êtres vivants réagissent aux contraintes de l’environnement sous couvert de leur psychologie, de leur morphologie, de leur physiologie, de leurs besoins primaires et que la génétique ne sert pas à grand chose si l’on oublie que nombre d’espèces ont des comportements sociaux développés, un langage parfois complexe et riche et une humanité (des sentiments) dont l’homme moderne ferait bien aussi de prendre exemple (dauphins, baleines, grands singes, …).

Certes les recherches génétiques n’ont pas vocation à sauver les espèces ou comprendre un écosystème…! Je m’égare.

Toujours sous couvert de la bribe mise en place par les religions affirmant la supériorité “en tout” de l’humain et surtout que tout a été créé pour lui, on se permet de ne voir en ce qui n’est pas humain qu’ amoncellement de cellules tout justes bonnes à mettre en cage pour le plaisir de dire “Les animaux, comme ils sont bêtes!”. Seul l’homme aurait une âme…était dans les mœurs il y a peu jusqu’à ce que les femmes osent dire haut et fort: “nous aussi!”. Mais cela ne fut pas suffisant et elles durent le prouver, tout comme elles durent prouver qu’elles pouvaient voter intelligemment! A force de prouver elles sont malheureusement devenues féministes ce qui est aussi pire que le m(â)l(e).

Si les animaux doivent un jour prouver qu’il ne sont pas que des sous-produits de la nature en dévoyant force argumentation et ouvrages intellectuels, philosophiques ou littéraires…il est bien évident qu’ils ne sont pas prêts à sortir de leur cage et qu’on croira les sauver en gardant l’espèce en débilité outrancière entre 4 murs.

Quand l’humain sortira-t-il de son piédestal qui le rend si arrogant, naïf et idiot?

Car s’il est un chemin qu’il ne sait que trop rarement prendre de nos jours c’est écouter, les sons, les voix, les signes que la nature lui donne. Je n’ai pas la prétention de connaître ni de dire la vérité, j’ai des sensations et des concordances avec certains éléments de ce monde et ce que j’ai vu dans les yeux, dans le regard d’un gorille au zoo de la Palmyre n’était pas un simple amas ressemblant à une bête aux poils noirs et à la musculature de brute épaisse, j’ai vu la souffrance, la souffrance dans ce regard, regard non seulement sensible et intelligent mais où l’humanité s’y noyait dans sa plus tragique expression.

Ce dos argenté, je l’ai observé longuement mais bien peu au regard de l’indicible passion qui m’attirait à lui, au regard de ce que cet être exprimait, de toute cette sagesse dans ce corps à la puissance démesurée. La distribution de bananes a eu lieu plus tard et étant socialement les chef de sa petite tribu, il fit respecter l’ordre et les priorités de son rang de protecteur du groupe: il mangea et défendit ses bananes puis laissa les autres membres et en premier la femelle puiser dans les autres bananes. Les humains présents avaient une attitude méprisante, niaiseuse parfois et totalement inintelligente: les réflexions volaient bien bas et soulignaient parfaitement l’incompréhension et la méconnaissance totale de ce qu’est la vie, de ce que pense un gorille, de la part de mes congénères dont j’avais honte de faire partie.

Car quelque part si c’était possible je préférerai sans doute devenir gorille et, quitte à mourir massacré par les braconniers, j’aurais au moins fait partie d’une espèce pacifique, digne et parfaitement humaine.

Mimi à Stuttgart

Mimi à Stuttgart

Les gorilles n’ont certes pas l’intelligence (dans notre définition) si développée que l’Homme, qui leur permettrait de théoriser sur les lois du cosmos et les préceptes du sophisme dans des ouvrages en anglais ou en mandarin mais il est un être conscient, aux sentiments développés et ce n’est pas parce qu’une espèce trop différente (pour les autres espèces du vivant, imagines comme c’est pire de les appréhender!) de nos conceptions et de nos attributs sensoriels n’exprime pas nos idées, notre langage, nos valeurs, nos repères et nos conceptions du monde, qu’elles n’en n’ont pas des idées, des valeurs, des repères et une conception du monde, qui leur est propre, qui est leur vie et qui correspond à ce qu’elles peuvent appréhender du monde, à leur manière. Combien de gens ont crû que les autistes n’était que des humains à l’état légumier alors que ceux qui ont réussi à leur faire écrire leurs sentiments profonds ont montré que les autistes ont une sensibilité exacerbée, qu’ils sont simplement des humains qui n’arrivaient pas à contrôler leurs peurs et à exprimer leur émotions (l’autisme est une maladie liée à un problème au cerveau d’après ce que je me souviens). L’autiste est tel un individu à la tête d’une machine qui tout d’un coup devient incontrôlable, qui sème la peur, la violence et qui s’arrête alors que l’esprit continue à naviguer dans un océan de souffrances livides…et paralysantes.

Nous croyons connaître tout parce que nos pauvres sens et notre cerveau si “efficace” nous donnent le droit de pouvoir concevoir l’inexistant, de penser l’insondable mais nous ne faisons que construire à partir de ce que nous avons, nous ne faisons que construire sur les bases simplifiées des propriétés de l’univers.

Nos yeux n’ont accès qu’à une bande spectrale extrêmement réduite des ondes électromagnétiques (qui vont des ondes radios de plusieurs kilomètres de longueur d’onde (imageons par la distance entre deux vagues successives mêmes si pour ces ondes électromagnétiques ils s’agit d’une distance entre deux maximas d’énergie mesurés et non une hauteur physique de matière fluide) à des ondes de la taille des atomes. Cette bande visible se situe entre 0,4 et 0,8 millième de millimètre, autant dire que nous sommes aveugles à quasiment l’ensemble du spectre des ondes électromagnétiques.

Autre capteur que nous avons, la peau, qui détecte les ondes infrarouges (par détection de chaleur) et les ondes ultraviolettes (par rougissement et brûlure…) mais nous sommes juste un détecteur à deux états: oui ou non il y a ces ondes et de plus c’est avec un hystérésis marqué dans le cas de la détection des UV!

Nos capteurs olfactifs sont aptes à distinguer des milliers de nuances olfactives c’est-à-dire des milliers de molécules différentes, mais celles-ci sont difficilement dosables et par définition seules les molécules aériennes (gazeuses ou libres) sont détectables, et elles ne le sont pas toutes puisque les canidés font beaucoup mieux que nous.

Nos oreilles n’ont accès qu’à une gamme restreinte des vibrations de la matière que ce soit en intensité sonore (seuil minimal de détection et maximal au-delà duquel l’appareil de détection est endommagé ou le centre de traitement de l’information est hors service) ou en gamme de fréquence (100Hz à 12000Hz, Hz = nombre de pulsations, par seconde, de maximum de pression physiquement parlant pour simplifier). Nous sommes ainsi sourds aux vibrations des molécules (Les molécules, les atomes vibrent c’est ainsi!) dont les fréquences sont très élevées (millions de vibrations par seconde) et de tout ce qui est d’ordre structurel dans la matière. Les chauve-souris mesurent les modulations de fréquence et l’effet Doppler avec précision, ce que nous sommes incapables de faire sans instruments.

Notre peau détecte la pression (directe) toujours avec force seuils.

Nous sommes aveugles aux champs gravitationnels (en dehors de notre poids nous ne détectons ses variations subtiles et locales et encore moins les évènements cosmiques), nous sommes aveugles aux champ magnétiques (les sourciers?), nous sommes aveugles aux champs électriques (différences de potentiels électriques) sauf à nous faire dresser les cheveux sur la tête! Nous sommes aveugles à quasiment l’ensemble de ce qui constitue l’univers physique que nous avons réussi à détecter avec des outils autres que nos propres sens directs ( Les machines et objets que nous construisons qu’on appelle capteurs sont des transducteurs d’informations) et certainement à beaucoup d’autres propriétés que notre capteur global biologique doté du conceptuel (conceptualisation intelligible du monde par une logique adéquate que permet le cerveau) ne peut appréhender.

Nos outils sont limités, faillibles et ô combien illusionnistes (rien qu’à voir les illusions d’optiques et ce que retraduit le cerveau, ça fait peur quant à notre réelle capacité à déceler la vraie nature des choses!). Surfes sur le net en cherchant illusions d’optiques…il n’y a que l’embarras du choix. Personne seulement ne s’imagine que pour l’odorat, l’ouie il peut aussi exister des illusions, des confusions, des croyances redistribuées par le cerveau…

Et le sixième sens? Ce sera un autre sujet de réflexion.

Notre monde est un monde représenté et réinterprété, et grâce à cela nous pensons détenir la vérité intrinsèque de l’univers!

Quelle naïveté!

Notre machine sensorielle, bien pâle au demeurant, n’a eu, pour pouvoir un temps soit peu sortir de sa condition restreinte, que le cerveau pour lui octroyer puissance et imaginaire, lucidité biaisée et sensations tangible, réalité.

Notre réalité n’est que le champ de nos perceptions et de nos conceptions, rien de plus et tant bien même que nous serons si sûrs de notre matérialisme outrancier à croire en la connaissance absolue de tout l’univers par nos sens, nous serons dans l’échec et l’erreur par notre propre “moi”, indicible construction qui centre nos intérêts et notre logique.

Le comportement de l’Homme face au monde peut se résumer par cette phrase:

” Tout lui est quasiment inconnu, tout lui échappe, y compris lui-même, mais il ne le sait pas.”

Cette logique me conduit aussi à dire que ceci n’est qu’un pâle reflet de ce que je ne sais pas.

Gödel n’est pas si loin…

Mickaël B.

19/01/2009

vislogo

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.