Empathie et primatologie: de la réalité au réel

Je commence cette série d’écrits par deux liens d’articles de presse sur l’ éthologie des grands singes:

http://www.lexpress.fr/culture/livre/le-singe-en-nous_810936.html

http://www.daniele-boone.com/lage-de-lempathie-par-frans-de-waal/

dont une partie du premier texte est copié ici:

Le saviez-vous? Il y a du chimpanzé en nous, quand celui-ci exclut les relations amicales entre groupes ennemis. Mais il y a aussi du bonobo, car celui-ci encourage le brassage sexuel entre voisins. Dans son livre, Le singe en nous, à paraître le 15 février, le primatologue Frans de Waal montre quelles ressemblances unissent les grands singes et les hommes. Conquête du pouvoir, réconciliations, échanges entre mères et enfants, relations sexuelles: le cousinage est flagrant!

On peut sortir le singe de la jungle, mais pas la jungle du singe.
Cette vérité vaut aussi pour nous, singes bipèdes que nous sommes. Depuis le jour où nos ancêtres se balancèrent de branche en branche, la vie en petit groupe est devenue notre obsession. Nous ne nous rassasions jamais de ces hommes politiques qui se martèlent la poitrine devant les caméras, des vedettes de feuilletons qui sautent d’un rendez-vous galant à l’autre et des émissions de téléréalité qui nous révèlent qui reste et qui s’en va. Il serait facile de railler tous ces comportements de primate s’il ne fallait nous rendre à l’évidence: nos camarades simiens prennent tout autant au sérieux que nous la quête du pouvoir et le sexe.

Nos traits communs, cependant, ne se limitent pas à ces deux aspects. La sympathie et l’empathie jouent un rôle tout aussi important, encore qu’on y voie rarement des composantes de notre héritage biologique. Nous serions plus prompts à reprocher à la nature ce qui nous déplaît en nous qu’à porter à son crédit ce que nous aimons. Pour preuve, la fameuse réplique de Katharine Hepburn dans African Queen: «La nature, Mister Allnut, est là pour que nous nous élevions au-dessus d’elle.»

Cette idée reste solidement ancrée en nous. Dans les millions de pages écrites au fil des siècles sur la nature humaine, il n’en existe pas de plus décourageantes que celles des trente dernières années – ni de plus erronées. On nous dit que nous avons des gènes égoïstes, que la bonté de l’homme est une imposture, et que nous nous conformons à la morale dans le seul but d’impressionner autrui. Mais si tous ces gens ne visent que leur seul intérêt, pourquoi un nouveau-né d’un jour pleure-t-il lorsqu’il en entend un autre pleurer? C’est là que commence l’empathie. Pas très élaborée, peut-être, mais une chose est sûre: un nouveau-né ne cherche pas à impressionner qui que ce soit. Nous naissons avec des pulsions qui nous portent vers les autres et qui nous amènent plus tard dans la vie à nous soucier d’eux.

Le comportement de nos parents primates atteste l’ancienneté de ces pulsions. Le bonobo, un grand singe peu connu mais aussi proche de nous sur le plan génétique que le chimpanzé, nous en offre une remarquable illustration. Lorsqu’une femelle bonobo nommée Kuni vit un étourneau heurter la vitre de son enclos au zoo de Twycross, en Grande-Bretagne, elle s’en fut aussitôt le réconforter. Ramassant l’oiseau assommé par le choc, elle le remit avec douceur sur ses pattes. Comme il ne bougeait pas, elle le secoua un peu, mais l’oiseau se contenta de battre des ailes piteusement. L’étourneau dans sa paume, Kuni grimpa alors au sommet du plus grand arbre et se cala, les deux jambes autour du tronc, afin d’avoir les mains libres pour tenir l’oiseau. Elle lui déplia les ailes avec précaution, au maximum de leur envergure, tenant chacune d’elles du bout des doigts, avant de le lancer comme un petit avion d’enfant vers la barrière de son enclos. L’oiseau rata de peu la liberté et atterrit sur le talus du fossé alors rempli d’eau. Kuni redescendit et resta un long moment en faction auprès de l’étourneau, le protégeant de la curiosité d’un jeune singe. A la fin de la journée, l’oiseau, remis de ses émotions, s’était envolé en toute sécurité.

La façon dont Kuni avait manipulé l’oiseau ne ressemblait en rien à ce qu’elle aurait fait pour porter secours à un singe. Au lieu de se conformer à quelque schéma de comportement programmé, elle avait adapté son assistance à la situation particulière d’un animal entièrement différent d’elle. Les oiseaux qui passaient à proximité de l’enclos devaient lui avoir donné une idée de l’aide requise. On ne connaît quasiment aucun exemple de ce type d’empathie chez les animaux, car il repose sur la capacité d’imaginer la situation d’autrui. Adam Smith, un des pionniers de l’économie, songeait sans doute à des initiatives comme celle de Kuni (mais sûrement pas de la part d’un singe) quand il nous proposa, il y a plus de deux siècles, la définition la plus inaltérable de l’empathie: «se mettre en imagination à la place de la victime».

Que l’empathie puisse résulter du singe en nous devrait nous réjouir, mais il n’est guère dans nos habitudes d’ouvrir les bras à notre nature. Quand des hommes commettent un génocide, nous les traitons d’ «animaux»; s’ils donnent aux pauvres, nous célébrons leur «humanité». Nous revendiquons volontiers comme nôtre ce dernier type de comportement. Il a fallu qu’un singe sauve un membre de notre espèce pour que le public prenne conscience d’une possible humanité non humaine. L’épisode eut lieu le 16 août 1996, quand une femelle gorille de huit ans nommée Binti Jua vola au secours d’un bambin de trois ans, qui avait fait une chute de près de six mètres dans l’enclos des primates du Brookfield Zoo, à Chicago. Réagissant au quart de tour, Binti avait récupéré l’enfant et l’avait mis en sécurité. Elle s’était assise sur une bille de bois dans un ruisseau, nichant l’enfant au creux de ses bras en lui tapotant gentiment le dos avant de le remettre au personnel du zoo, pétrifié. Cette simple réaction de compréhension, saisie par une vidéo et projetée dans le monde entier, émut bien des cœurs et Binti accéda au statut d’héroïne. Ce fut la première fois dans l’histoire des Etats-Unis qu’un grand singe eut sa place dans les discours des ténors de la politique, qui présentèrent Binti comme un modèle de compassion.

Que le comportement de Binti ait sidéré les humains en dit long sur l’image que les médias donnent des animaux. Binti n’avait absolument rien fait d’inhabituel, du moins rien qu’un grand singe n’eût fait pour un jeune de sa propre espèce. Alors que de récents documentaires animaliers braquent les projecteurs sur des bêtes féroces (ou sur les mâles virils de notre espèce qui les plaquent au sol), il est vital, à mon sens, de faire comprendre la véritable ampleur et profondeur de nos liens avec la nature. Ce livre examine les ressemblances fascinantes et inquiétantes qui existent entre le comportement des primates et le nôtre, en portant un même regard objectif sur leurs traits positifs, négatifs et hideux.

Nous avons la chance inestimable de pouvoir étudier deux de nos proches parents primates, aussi différents, de surcroît, que le jour et la nuit. L’un est un personnage d’aspect bourru, ambitieux, obligé de composer avec son tempérament soupe au lait; l’autre, un égalitariste adepte d’un style de vie hédoniste. Tout le monde a entendu parler du chimpanzé, bien connu des scientifiques depuis le XVIIe siècle. Son comportement hiérarchique et brutal a inspiré la vision courante qui fait des humains des «singes tueurs». A en croire certains scientifiques, nous sommes biologiquement prédestinés à nous emparer du pouvoir en triomphant des autres et à nous faire perpétuellement la guerre. J’ai vu assez d’effusions de sang chez les chimpanzés pour convenir qu’il existe en eux une propension à la férocité. Mais nous ne devons pas pour autant méconnaître nos autres cousins, les bonobos, découverts au siècle dernier. Les bonobos sont une bande de joyeux lurons dotés d’un solide appétit sexuel. Pacifiques par nature, ils infirment l’idée que notre famille est purement et simplement assoiffée de sang.

C’est l’empathie qui permet aux bonobos de comprendre leurs besoins et désirs mutuels, et de contribuer à leur satisfaction. Ainsi la fille de deux ans d’une femelle bonobo appelée Linda signifiait-elle à sa mère, en poussant de petits gémissements dans sa direction et en faisant la lippe, qu’elle voulait téter. Mais comme le nouveau-né avait d’abord été pris en charge par la nursery du zoo de San Diego, quand il avait rejoint le groupe le lait de Linda s’était tari depuis longtemps. La mère comprit pourtant et partit à la fontaine se remplir la bouche d’eau. Puis elle s’assit devant sa fille et avança ses lèvres de façon à lui permettre de téter l’eau. Linda repartit trois fois à la fontaine, jusqu’à ce que sa fille fût satisfaite.

Nous adorons ce genre de comportement – qui est en soi un exemple d’empathie. Mais cette aptitude à comprendre les autres sous-entend aussi que nous savons les faire souffrir. Compassion et cruauté dépendent de la faculté qu’a un individu d’imaginer l’effet de son attitude sur autrui. Les animaux dotés d’un petit cerveau, comme les requins, peuvent certes en faire pâtir d’autres, mais sans avoir la moindre idée de ce que ceux-ci éprouvent. Le cerveau des singes, en revanche, équivaut à un tiers du nôtre, ce qui les rend suffisamment complexes pour être cruels. Tels des gamins jetant des pierres à des canards dans une mare, les singes font parfois du mal pour s’amuser. Dans un de leurs jeux, de jeunes chimpanzés de laboratoire attiraient des poules derrière une clôture avec des miettes de pain. Chaque fois que les crédules volatiles s’approchaient, les chimpanzés les frappaient avec un bâton ou les titillaient avec un morceau de fil de fer pointu. Ce jeu du supplice de Tantale, auquel les poules avaient la stupidité de se prêter (alors qu’il n’avait sûrement rien de drôle pour elles), avait été inventé par les chimpanzés pour combattre l’ennui. Ils en affinèrent les règles en distribuant les rôles, un singe se chargeant d’appâter les poules, un autre de les tourmenter.

Les grands singes nous ressemblent tant qu’on les qualifie d’ «anthropoïdes», du grec signifiant «qui ressemble à l’homme». Avoir deux proches parents formant des sociétés si différentes est extraordinairement instructif. Le chimpanzé avide de pouvoir et brutal contraste avec le bonobo pacifique et érotique – Dr Jekyll et Mr Hyde, en somme. Notre nature est la turbulente alliance des deux. [...] la suite sur le lien….ci-dessus

Frans de Waals est un éthologue réputé pour ses découvertes sur la sociologie des gorilles et leurs similitudes naturelles avec l’humain, telle que l’empathie, base naturelle somme toute d’un comportement utile et bénéfique.

http://www.sciencesetavenir.fr/magazine/rencontre/092458/nous-sommes-des-singes-bipolaires.html

Je ne vais m’attarder en longs développements ce jour mais les découvertes de Frans de Waal sont à méditer sur le comportement humain en tant qu’individu mais aussi dans les sphères familiale, sociale et sociétale.

Entre nature humaine, lois et codes sociaux acquis, il y a là encore matière à relativiser et à retrouver une plus grande part de primatologie (au sens d’humanité) en nous. En ce sens que, à la lumière des connaissances actuelles en primatologie, il serait de bon aloi que l’humanité soit élargie à une sphère plus large que celle, carcanesque, que nous lui adjoignons en notre espèce propre.

Humanité ou humain, adage qui appuie notre différence des (autres) animaux qui, eux, n’ont pas les qualités “humaines”. Ce ne serait pas seulement, bien que ce serait utile en soi, un changement du terme ou une captation primatologique de sa signification qu’il serait convenu d’adopter à cette heure mais réfléchir à notre capacité à être réellement humain au sens bienséant du terme, au sens universel du terme.

L’homme compare, il dresse des cartes de l’évolution, de la cognition, ceci est supérieur à cela, cela est plus que ceci mais ne serait-il pas temps de passer à une autre étape de la science et de notre sociologie, de notre vision du monde?

Je ne crois pas au non-sens humain pas plus qu’au non-sens animal, fongique ou au non-sens des embryophytes.

Nous tous, en tant qu’ êtres (à élargir au vivant biologique), pourvus de toutes les capacités que nous avons pu comprendre depuis les premières émotions du philos jusqu’aux découvertes scientifiques, capables de voir l’insondable de nos sens grâce à des capteurs crées par nos propres outils (scanners, accélérateurs de particules, radars, IRM, échgraphes, scintillateurs, lasers ) à même de comprendre (d’en concevoir un sens tout au moins!) la diversité des choses et des êtres, pourrions-nous continuer ainsi à ignorer ce qui devrait être le premier adage de l’homme, la fraternité, l’empathie, la solidarité.

L’homme n’est pas le premier, il est issu, semble-t-il, de 4,5 milliards d’années d’évolution si ce n’est plus en considérant que la terre a été fécondée par le cosmos ou que nos structures atomiques  résultent de la vie et mort d’étoiles durant les 10(?) milliards d’années qui ont précédées la naissance du système solaire (notre village galactique) qui nous abrite.

Je ne suis pas celui qui est devant vous, au même titre que chacun n’est pas celui qu’il prétend car l’homme moderne ne se sait pas, il ne se connait pas et surtout ne se reconnait pas en sa propre conscience et sa propre qualité d’être, issues non seulement de sa lignée parentale et des précédentes mais de toute une résultante.

Les recherches actuelles nous informent que les cellules cônes et bâtonnets de l’oeil seraient une dérivation des algues vertes photosensibles  originelles à la vie dans les mers, les neurones seraient une variante d’une structure proche des champignons.

L’allocution médisante et mesquine d’avoir un p’tit vélo dans la tête serait plutôt à revoir avec celle d’avoir des moisissures dans le cerveau…et des méduses dans les yeux eut égard aux nombreux planctons qui semblent parfois se balader “devant” notre regard. A ce propos il serait bien utile que les ophtalmologues daignent (mais je n’ai pas cherché non plus! si quelqu’un a un lien à donner ça rendrait leur honneur à ces mêmes spécialistes) nous renseigner sur les innombrables petites choses visibles et afférentes aux défauts et aux conceptions biomécanique et physiologique de l’oeil que le cerveau tend généralement à éliminer dans sa cognition visuelle résultante afin de ne garder que l’essentiel utile à l’individu.

Celui-ci n’a que faire du caractère pointillistes, numérique en somme, résultants de ses capteurs visuels, seul l’entendement conceptuel et tridimensionnel du monde et la version film grand écran, après traitement par le cerveau, l’intéresse en soi. Tout est réinterprété, déjà que le sens biologique premier, le capteur pour dire cela autrement, l’oeil (pour celui qui comprend toujours pas) est un grossier canal biophysique qui va par lui-même faire un premier tri de toute l’information électromagnétique disponible. Cela sans parler des autres composantes physiques (etc.) présentes en tous points du cosmos et dont nous ne savons rien même avec nos instruments lourds.

La réalité est celle de l’être conscient, le réel est ce qui est au-delà de toute interprétation des sens, il nous est par définition inaccessible. NOUS VIVONS BIEN DANS UN RÊVE; Comme il est souvent affirmé dans les philosophies orientales.

Le rêve est celui que l’être se crée en conscience par son existence même. La vie est par essence rêve , le pur et intrinsèque réel ne sera accessible à aucune forme de vie, il est de l’ordre de l’immanence asymptotique.

L’ensemble du vivant, même élargi sous une définition englobant tout existant de l’éléphant, du champignon, au virus et à toute matière bénéficiant des propriétés émergentes à l’évolution structurelle de l’univers, ne peut connaître le réel, il ne sera que dans SA réalité.

Poussé dans ses retranchements, le réel peut n’être vu alors que comme une entité archétypale n’ayant pas d’autre sens que celui de l’idée.

Sans existence, sans structure ni conscience, le réel alors semble au-delà de tout l’existant, sans forme ni dessein, sans autre sens que celui d’être l’inconnaissable réalité d’un autre monde, celui de l’inaccessible.

Le réel serait voilé d’après Bernard d’Espagnat mais le voile n’est-il pas celui de la vie?

Le photon, l’électron, par exemple, ne seraient-il, ne pourraient-il pas être communication (énergie) puisée à la source, en relation avec ce réel (inaccessible) qui au-delà de l’émergence des propriétés entropiques et négentropiques de l’univers, serait sans propriété, néant ultime permettant justement tous les possibles au-delà de sa singularité?

Chacun y concevra ce qu’il voudra en relation à sa propre réalité, à son chemin personnel, je me cantonne ici de relier néant inaccessible à réalité en conscience. La matière est énergie pure, cela est actée de foi par la physique (mais elle peut se tromper évidemment, cependant il faudrait dans ce cas remanier et reconsidérer tous les concepts et axiomes de l’existant conscient à notre vision et interprétation de l’univers, tout détruire et rebâtir, c’est chose presque impossible tant le culturel est indissociable de la conception de la réalité et du sens, de l’intelligibilité quotidienne), et cette énergie est aussi inaccessible que le néant, nous n’en percevons que des effets variationnels mais jamais aucun de nous (pas même le plus conscient des physiciens) ne pourra dire et expliquer la nature de l’énergie.

Son essence sera inaccessible comme l’est le réel exposé en ces termes. Les variations du réel ne sont-elles pas ainsi les seuls concepts réalisables, définissant notre réalité à chacun. Chacun de nous tout comme chaque particule de cet univers serait ainsi une simple variation ou image du réel, une transposition de l’axiome d’inconnaissabilité intrinsèque vers l’axiome d’interprétabilité. Du non-soi, du non-être jaillit le soi, le défini, la réalité consciente. Le postulat permettant cette conclusion est bien sûr celui de la relation, de la communication entre les particules, l’énergie pure en soi, et le réel (ce qui est au-delà de l’interprétation consciente ou cognitive de la vie) restant néant, inaccessible à la conscience.

Du néant intemporel, immatériel, immuable, se transfuge la réalité, l’existant, l’extrinsèque. L’énergie peut se considérer, de fait, comme le passage, le chemin entre les deux, entre le réel et la réalité. Celle-ci émergeant d’ailleurs de l’existentialisme de ce passage… Ce chemin n’est pas non plus accessible, nous n’en percevons que le départ et l’arrivée. Départ et arrivée sont notre unique réalité d’un chemin tendu entre deux monde, celui du néant et de l’existant propre. le néant étant le chemin au risque de me répéter. La vibration ou énergie pure, n’est pas en soi, elle n’est qu’une information entre deux états de la réalité sans que le réel (ou équivalent néant à nos yeux) ne soit affecté en aucune manière puisque inaccessible. le néant est alors support imaginaire du conscient de la réalité.

L’essence ou énergie pure, prendrait source dans le néant sans jamais s’y réfugier.

Telle l’eau des nuages prend source de vie par le rayonnement solaire. Elle est vapeur d’eau grâce au soleil qui tel le néant insuffle, chaleur et dynamique.  La variation de l’essence amène la réalité sans que la réalité ne se bijectionne dans l’essence. La conscience ne prend pas retour vers l’essence alors comment s’opère l’équilibre puisque rien ne vient de rien? Sauf  l’ineffable néant.

L’âme! Seule l’âme permettrait le retour vers l’essence?

L’âme au-delà de la réalité, au-delà de la matière, réunifie-elle le néant à la réalité dans ce retour d’équilibre? Si nécessaire équilibre est besoin.  Ce qui est encore un autre débat.

Car  puiser dans le néant, n’est-ce possible que sous forme non physique, non énergique. Il eut été formidable de dire que de la matière, l’âme n’est pas issue et que du néant, l’âme ne peut être issue. Or l’âme est, support du sens,  support du conscient, d’autre diraient que c’est la matière mais cela revient au même car si l’âme n’est pas issue de la matière dans cette hypothèse elle en est l’image ou l’essence.

Variation d’énergie, particules élémentaires, supposons que l’énergie soit âme, pure et intrinsèque, ce qui nous oblige à considérer l’univers total comme pure âme. Tout serait âme car énergie et la réalité alors une vision de l’âme pour asseoir une conscience du réel?

Le débat et l’antithèse, pour être formulée, doit donc s’entretenir de la chose “âme” et de la chose ” énergie”. Deux concepts que personne n’a vraiment bien compris jusque là, exceptés quelques yogis mystiques ou chamanes éclairés.

Ce sera l’objet d’une autre lecture car ces dernières phrases demandent chacune de longs commentaires, explicitations ou antithèses. Chaque mot en soit devrait être redéfini…(parce que chacun a son idée de ces mots qui n’est pas forcément la même que celle que j’ai) afin que les derniers paragraphes deviennent compréhensibles à chacun et là, cela demande des semaines …à plus tard donc.

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