Dieu c’est quoi ?
Un postulat de base peut suggérer que c’est le concept le plus grand, l’idée la plus grande que l’on puisse imaginer.
C’est le tout correspondant à chaque époque dont les limites sont fonction des connaissances de l’univers et de la compréhension de ce qui nous entoure. L’idée de Dieu est toujours en limite de la compréhension humaine.
A l’époque des celtes Gaulois, Dieu était un concept régissant la pluie, le tonnerre, le concept se situait au niveau du ciel directement accessible à l’entendement : les tempêtes, la voûte céleste la nuit.
Les Grecs ont situé Dieu dans l’espace du système solaire, Les planètes du système solaire incarnant l’idée de Dieu, de la force décisionnaire qui régit l’ensemble des choses. Or les choses accessibles les plus vastes étaient les mouvements des planètes tournant autour du soleil il y a deux millénaires.
D’autres civilisations situaient Dieu dans ou au-delà des montagnes (Tibet), ou dans l’océan ou bien dans le soleil.
De nos jours nous avons accès à des objets situés à environ 14 milliards d’années-lumière, dont l’émission de l’information sous forme d’ondes électromagnétiques a eu lieu il y a donc 14 milliards d’années. Enfin c’est ce que la théorie cosmologique acceptée en consensus nous explique.
Cependant les théories physiques acceptent l’idée d’un univers infini, sans limite, ou bien d’un univers dont 95% de l’énergie nous est cachée (théorie cosmologique actuelle) mais qui pourrait être fermé ou ouvert selon sa densité.
Un univers fermé étant très dense et évoluant vers un big crunch ce qui signifie que toute la matière finira par se concentrer en un point au bout d’un certain temps sous l’effet gravitationnel (toute masse exerçant une force d’attraction sur toute masse…le géant Google expliquera tout cela plus longuement si tu n’es pas trop à l’aise avec ces notions, ben oui j’ai pas envie de m’étendre il y a assez de sites internet bien faits qui expliquent les choses du monde).
Un univers ouvert continuerait à s’étendre sans limite de temps ni d’espace …cependant au bout d’un certain état la densité serait si proche de zéro, les distance entre chaque objet seraient si grandes et le temps entre deux interactions ou dans la transmission d’une information sous forme électromagnétique serait si long (plusieurs centaines de milliards d’années par exemple mais cela n’aura pas de limite haute…) qu’on pourrait considérer (c’est beau de considérer quand tout est vide !) l’univers comme figé et vide à l’échelle de la pensée.
Actuellement le concept de Dieu peut s’inscrire dans un cadre d’univers multi-possibles (théorie de Hugh Everett), ou dans un cadre si vaste qu’il en devient néant ou dans un cadre éternel par la succession d’expansions/contractions (comme un cœur qui bat) qui le caractériserait. Le concept de Dieu est de nos jours comme depuis la nuit des temps inscrit dans l’ensemble des choses concevables par l’esprit; On met l’idée de Dieu en référence à la connaissance du moment souvent un peu au-delà mais cette limite reste la référence pour qu’il puisse y prendre un certain sens, pour qu’il puisse s’y baser.
Même l’idée qu’il puisse exister des choses inconcevables par notre esprit et à jamais inaccessibles à nos sens fait partie de l’idée de Dieu. Le bouddhisme a de très explicites concepts en ce sens dans sa cosmogonie de l’univers. On imagine ainsi l’omniscience ou la cause première comme le Prakrti de l’hindouisme.
L’idée de Dieu a des limites proches de celles liées à l’entendement humain, proches oui mais outrepassant justement nos limites, on entre dans le domaine de l’imaginaire absolu, celui qu’on image pas sauf en idée: l’idée d’un imaginaire plus vaste que tout ce que l’humain pourra imaginer. On spécule en somme sur rien dirait un athée. Certes le rien ou le tout c’est la propre vision de chacun.
Dieu émerge comme le concept de la plus grande idée concevable humainement, ce concept inscrit de même l’idée de ce qui est non exprimé, c’est l’imaginaire de l’Homme dans sa totalité. Pour un individu c’est SON imaginaire (culturel et psychologique) qui en définit le sens et les attributs.
A chacun son Dieu pourrait-on dire et implicitement en ce sens Dieu existe puisqu’il est la conception de l’imaginaire humain. Le problème sémantique de la question sur l’existence de Dieu est écarté puisque la définition se base sur la pensée humaine existentielle.
Ensuite chacun y met ce qu’il veut : un surhomme, un multi-univers, une force de vie, une volonté de création, un tout, l’énergie, le verbe, un mot, une négation, une religion, un néant, le rien, un animal, une théorie, une vie… chacun est libre de sa pensée mais l’idée de Dieu demeure en soi.
L’inconnaissable essence de l’univers de part la nature existentielle de l’humain engendrant une réponse d’inaccessibilité de Dieu (agnosticisme) est dans ce cadre elle aussi diluée car inclue dans la définition de Dieu.
Que l’on soit athée ou panthéiste Dieu est un concept existant en tant qu’idée. La négation de l’idée de Dieu dans cette définition n’a pas de sens car c’est bien le sens de cette idée qui ensuite définit vers quelle orientation on s’infléchit.
Les athées peuvent se baser sur le principe d’Euclide “Ce qui est affirmé sans preuve, peut être nié sans preuve.” ou bien sur l’existentialisme de Sartre: seul le présent est réel, toute supposition sur d’autres qualités de la vie n’a pas de sens, la vérité est liée au seul présent. Sans conscience du présent l’être n’est plus rien.
En posant une définition globale et incontournable de Dieu, universelle en somme, le cadre des questions s’oriente non plus dans le bipartisme athéisme/déisme (dualité ou complémentarité) mais dans un cadre qualitatif. Maintenant que Dieu existe et ne peut être nié puisque simple idée humaine, on peut discuter sur ses attributs culturels ou logiques (car humains) et toutes théories ou conceptions autour de l’idée de Dieu sont acceptables.
Qu’elles soient logiques/illogiques, informelles/formelles, invérifiables/vérifiables, peu importe l’idée est l’existentiel état de Dieu et de cet état découlent les attributs qui correspondent à chaque être humain. Dieu est ainsi attributif à la pensée de chacun, compte tenu du nombre statistiquement grand de possibles humains, tous les dieux sont envisageables y compris toutes les formes d’athéismes.
On voit ici qu’on dépasse les clivages logiques et culturels pour les englober dans l’expression du principe Dieu=idée, expression de toutes les idées. Et si on rétorque que cette définition est un tautologisme, peu importe car l’essentiel est bien l’idée que l’homme se fait de lui et de ce qu’il considère “hors lui” qui importe.
La valeur “réelle et intrinsèque” de ce qui est inaccessible à l’homme n’ayant qu’une importance relative à sa probabilité statistique d’apparition dans un esprit quelconque, individuel, ensemble personnel des idées. Le réel intrinsèque a la valeur d’une idée parmi les multitudes envisagées par tous les esprits et est ainsi pondérée en valeur/vérité du poids statistique d’une unité sur l’ensemble des possibles imaginables. A ce titre le “réel intrinsèque” de l’univers n’a pas plus d’importance que le réel intrinsèque d’un individu puisqu’il est inaccessible et inconnaissable. Son sens pour l’Homme est sans importance car parler du sens d’une chose non imaginable est justement vide de sens!
Tout comme l’humain, pour exemple, ne pourra semble-t-il jamais accéder à la conscience d’une de ses hématies (Peut-être un bon yogin [un yogin...des yogi] y arrive-t-il?), le réel intrinsèque de l’univers restera à jamais à l’état d’idée, réel déifié même pour certains.
C’est l’un parmi l’ensemble des idées. Ce dernier concept étant celui qui rassemble toutes les consciences individuelles en l’idée globale de tous les possibles imaginables (y compris le principe de l’inimaginable) définie plus haut.
Dieu est idée mais multiplicité individualisée, ce Dieu supporte en soi, en chacun de nous, l’ensemble des humains comme l’ultime tautologie de la réalité humaine personnifiée.
La conscience humaine ne s’en trouve ni grandie ni amenuisée, le plus important en l’homme est bien ce que sa pensée lui octroie et quand cette pensée est reçue par autrui comme un partage essentiel alors l’essentiel demeure.

20 janvier 2009 à 17 h 04 min
Au delà d’une simple idée humaine je postule que Dieu est l’idée des idées c’est l’ensemble des ensembles le créatif, le principe même de l’être.
S’il est parfois sous entendu que Dieu serait une idée réconfortante je crois au contraire qu’au frontière même de nos esprit réside un “autre”.
En effet tel la fourmi qui n’a pas la conscience de la troisième dimension et pour laquelle nous restons étranger nous aussi ignorons ou ne pouvons voir l’”observateur” qui se situe hors du temps ET de l’espace.
Ainsi dieu EST le passé le présent et l’avenir ET tout l’espace et plus encore car il a du créer tout ce qui doit exister comme partie de lui même comme messager dans la matière.
Je vais donc à l’encontre de ceci que dieu est une idée qui vient à nous dieu est l’ensemble des idées donc ce faisant l’idée que nous avons de lui est la sienne !!! oui messieurs c’est la sienne avant d’avoir été la notre.
Je ne vois pas Dieu de manière religieuse mais comme un concept inéluctable.